Fr 1res – Cours du 18 mai : Interview de Michel Goujon, agent littéraire et écrivain

Le parcours professionnel (éditeur)

  • FONTAINE Romane : Diriez-vous que vous avez un parcours atypique ?

Je ne parlerais pas de parcours « atypique » car il y a toujours des parcours généralistes dans l’édition ! J’ai commencé par Sciences Po et ai été également formé au contrôle de gestion et à la finance.

  • DE TOLDI Maguelonne : Qu’est-ce qui vous a permis de choisir ce secteur ? Aviez-vous fait un stage ? 

C’est la lecture de Dostoievski qui m’a donné l’envie de travailler dans le livre ; je n’ai pas fait de stage.

  • ALTUR-ORTIZ Martin : Faut il lire beaucoup quand on travaille dans l’édition ?

Oui, et ma formation à la lecture rapide m’a été à ce titre très utile, tant pour mon activité d’éditeur que d’auteur.

  • ​MINOT Lucille : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant votre carrière ?

Ce sont des rencontres : celle de Françoise Chandernagor d’une part et de Paul Auster d’autre part.

  • ​SCHERER Anais : Avez-vous une anecdote amusante à raconter en rapport avec votre parcours professionnel ?

Oui et elle concerne Philippe Le Gloagen, patron du Guide du Routard : quand Luc Ferry était ministre de l’Education Nationale, un appel d’offre a été publié pendant l’été pour faire un Guide de l’Etudiant. Philippe Le Gloagen a quitté île de Ré pour répondre à l’appel d’offre le 25 août au ministère ; nous nous sommes retrouvés lui et moi seuls au Ministère, à attendre le délégué du ministre dans un escalier en colimaçon. Et nous avons obtenu l’appel d’offre, pour un tirage à plus d’un million d’exemplaires.

Le métier d’agent littéraire

  • BOULLET Maylis : Faut il une qualité / un talent en particulier pour exercer le métier d’agent littéraire ?

Il faut de l’empathie car les auteurs ont personnalité compliquée ; il faut avoir l’âme d’un coach et savoir compter, aimer le produit. Une série télé, Dix pour cent, montre bien actuellement le métier d’agent ; en littérature le chiffre est plutôt de 15% et on a à faire avec des personnalités plus écorchées.

  • ​GEROME Thais : Faut-il être déjà célèbre pour être publié ?

Je répondrais : « oui mais… » La vie est difficile pour les auteurs qui ne sont pas célèbres ; pour les autres, avec beaucoup d’opiniâtreté et conviction de la foi du charbonnier, il faut y penser tout le temps. Autres moyens : autoédition et édition participative, qui est à compte d’éditeur (Nouvelles Plume, Les nouveaux auteurs). 2 types d’usagers sur cette plateforme : fanatiques de lecture et auteurs pour qu’il y ait un tri de manuscrits grâce au travail de ces lecteurs bénévoles.  Les grandes maisons favorisent les auteurs déjà connus. Tous les ans, 15000 nouveaux manuscrits sont envoyés dans les maisons : il faut être convaincu.

  • GEROME Thais : Quelle est la procédure pour vous proposer un manuscrit ?

Il faut les proposer de façon numérisée aux éditeurs, au service des manuscrits. Des stagiaires les reçoivent et les trient.

  • GEROME Thais : Comment se rémunère un agent ?

Un agent est rémunéré de 10% à 15% de l’auteur (entre édition princeps, cession à l’étranger, cession à des clubs, audiovisuel etc.). L’agence Anago est à 15%.

  • GEROME Thais : Certains auteurs craignent que les agents ne reformatent leurs manuscrits pour les rendre plus commerciaux, qu’en pensez-vous ?

Cela peut être vrai mais c’est un travail collaboratif, qui est à géométrie variable : si l’auteur n’aime pas qu’on touche à son travail, cela peut être compliqué. Certains agents peuvent être ghost writers de leurs auteurs.

  • ROCQUEMONT Clemence : Quels sont vos espoirs professionnels pour le futur?

J’ai des projets très importants : je travaille sur une tétralogie allemande intitulée « Une histoire allemande » dont chaque histoire est indépendante des autres. La tétralogie va de 1933 à 1939. Le premier volet est sorti en septembre 2020, le deuxième va sortir à la rentrée littéraire de septembre 2021. Le projet est aussi celui d’adapter les prochains volets en BD. Le but est de développer également ces publications à l’international (j’ai pris un agent allemand) et d’aller vers une adaptation en série, les séries historiques ayant le vent en poupe.

L’écriture (biographies)

  • ​ FALEMPIN Céleste : Quelle était votre motivation pour écrire une biographie sur Daft Punk? Les rencontrer ?

Le 14 juillet 2017, à la fin du défilé, le président Macron et le président Trump font face à la fanfare multi armée qui joue un pot pourri des Daft Punk. Le Président Macron est content, le président Trump non, car il avait peur d’un piège. Quand la séquence a été finie, je me suis dit, avec mon fils Camille, fan des Daft Punk, qu’il y avait là un phénomène international et transgénérationnel. Le lendemain, nous avons décidé d’en faire un livre. J’ai contacté un ami, Yves Bigot, président de TV5 Monde, qui a accepté le projet et nous avons publié l’ouvrage en y travaillant tous les trois.

La Désobéissance d’Andreas Kuppler et la tétralogie allemande

  • GIRAUD Tristan : Combien de temps avez-vous mis pour écrire vos livres ?

Il m’a fallu 3 mois pour Daft Punk, 4 mois pour Brigitte Bardot, 4 semaines pour Le Choix d’Hannah Bohmer.

  • ​FRIJA Mayssaa : Comment trouvez vous vos lecteurs en tant qu’auteur?

Mes lecteurs sont trouvés via les  éditeurs, Héloïse d’Ormesson et Guy Delcourt.

  • SARRAZIN Garance : pourquoi avoir écrit cette histoire ?

Dans les années 2000, j’ai vu sur Arte un moyen métrage sur Albert Richter, l’homme qui a dit non : c’était un champion d’Allemagne du cyclisme qui a refusé de mettre de côté son entraîneur juif. Au moment de la photo officielle, il met une main sur son guidon et l’autre sur l’épaule de son entraîneur. Il sera retrouvé ‘suicidé » dans les geôles de la Gestapo. J’ai donc voulu faire une biographie de cet homme mais cela avait déjà été fait ; j’ai voulu faire de cet enthousiasme pour cette thématique un roman.

  • ​VAISSIERE Alexis : Vous êtes-vous inspiré d’une connaissance ou d’une personne pour créer le personnage d’Andreas Kuppler?

Je me suis aussi inspiré du journaliste que j’aurais pu être et que je n’ai pas été.

  • MOURANI Pia Rita-Maria : Que vouliez-vous transmettre dans cette histoire ?

La Boétie a écrit La Servitude volontaire avant 18 ans. Je voulais écrire un livre sur l’histoire de la servitude volontaire sous l’Allemagne nazie, pour comprendre comment un peuple a décidé d’être sous le sceau de cette servitude. J’ai voulu montrer la force qu’il faut pour résister à cette tendance à l’asservissement.

  • ​MENDES Welsy : Est-il plus simple de retranscrire les émotions d’Andreas à travers un roman ou une bd ?

Cela dépend. J’ai été producteur et co-scénariste de la BD et pour faire passer des émotions aussi fortes que dans le roman, il faut pratiquer l’art de la synthèse et savoir sacrifier beaucoup pour ne garder que la quintessence des choses. Et il faut passer à la symbiose de l’image et de l’écrit ; je me suis mis à la peinture il y a peu de temps et j’ai beaucoup peint, en m’apercevant qu’il y avait beaucoup de proximité entre l’écrit et la peinture. Aujourd’hui, si on regarde Bansky et le street art, on a le mariage entre les lettres l’image.

  • FRIJA Mayssaa : Avez-vous des projets d’écriture qui sont en suspens, des idées qui ne sont pas encore traitées ?

Oui, une biographie de Fiodor Dostoievski car je pense que Dostoïevski est le plus grand écrivain du millénaire ; si on considère 3000 ans d’histoire littéraire, le trio gagnant est pour moi Sophocle Shakespeare… et Dostoïevski.

Questions indiscrètes

  • GEROME Thais : Y’a t-il quelque chose que peu de gens savent à propos de vous ?

Oui, il y a des choses que mon épouse sait mais cela relève de l’intime. A part ça, on connaît peu mon rituel d’écrivain : je me lève à 4 heures du matin et je travaille de 4h à 8h.

  • Quels sont vos auteurs préférés ?

Dostoievski, pour Crime et châtiment et pour Souvenirs de la maison des morts ; Camus pour l’Etranger et le Mythe de Sisyphe ; John Steinbeck pour Des souris et des hommes.

HLP Ter – Cours du 17 mai : Exposés sur les Limites de l’humain et Création, continuité, rupture

Exposé d’Anaïs Antona sur “La folie dans l’art” ; prise de notes de Marie Raoul-Jourde

Folie : trouble du comportement et esprit qui altère faculté mentale (schizophrénie). Considérée comme une maladie à partir du 19 eme siècle. S’écarte du raisonnable.
Manque de sens moral de bon sens ou prudence.

Art : ensemble de moyen procédés pour qu’homme atteigne un résultat (7 arts : architecture, sculpture, arts visuel, musique, littérature, art de la scène et cinéma).

Rupture : latin rumpere, signifie briser action d’une chose qui se divise , contester traditions artistiques et de les faire évoluer.

1- libération folie dans l’art.

⁃   Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (1865): plein d’éléments absurde qui réfèrent à la folie. Critique société victorienne. Critique d’une société froide. Chaque perso exprime une personnalité forte avec plein de sentiments.
⁃   Théodore Géricault, La Monomane de l’envie, 1821: peinture ou on voit une femme atteinte de la maladie de la monomane (capacité de ne pouvoir se concentrer que sur 1 seule chose, et ne pas en démordre). Auteur a voulu rendre réelle la maladie sans extrapoler. Critique de la société qui rejetait les « fous ».
⁃   Francis Bacon, Selfportrait 1971: autoportrait, couleur sombre, figure presque pas vilaine. Personne psychologiquement torturées qui se voit physiquement. Mouvement surréaliste. Peintre malade et maltraité par son père et rejeté à cause de son homosexualité. Entretien obsession de la mort= beaucoup de portrait d’humains torturés. C’est une libération pour lui.

2-LA FOLIE COMME UNE RUPTURE DANS L’ART.

⁃   L’expressionnisme : Von Gogh, Verger d’Olivier (1889). Peine œuvre hors du commun avec mouvement expressionniste: couleur vive, forme anormal. Dans le tableau : impression de vague, atmosphère pessimiste, ciel sombre, rupture entre le mouvement expressionniste et la rupture entre la religion et Van Gogh.
⁃   Le Surréalisme: Salvador Dali, La Persistance de la mémoire (1931). Mouvement surréaliste ( vient du mouvement dadaïsme). Peintre y transcrit ses peurs de la mort et du temps qui passe. Expérience traumatisante (né en même temps que son frère mort= réincarnation)le rend fou. La folie est un moyen de rupture pour le peintre et pour le mouvement.
⁃   Théâtre de l’absurde: Eugène Ionesco, La Cantatrice chauve (1950). Rupture entre le genre comique et dramatique, rendre chaque faits et gestes absurdes.

CONCLUSION

Libération de la folie, préjugés au travers de l’art.
Libération de la folie de l’homme par la peinture
Folie constitue une rupture dans l’art, bouscule le classique.

Exposé de Mle Bernard sur Les limites de l’humain :

HdA – Cours du 17 mai : Interview de l’ensemble Jabuticaba sur les musiques brésiliennes

On se détend et on boit frais à Rio de Janeiro

Nous recevons aujourd’hui (en visio) Raisa Franca Bastos et Remy Reber de l’ensemble Jabuticaba.

Sur vos parcours

Est-ce qu’il y a un nombre d’années minimum pour le solfège ?

Il y a différents types de pratiques musicales, certaines exigent une formation musicale poussée. Pour un pro, c’est 15 ans ; pour un amateur, des bases suffisent.

Etes-vous des enfants de la balle ?

Raisa : ma mère est prof de chant au conservatoire et enseigne la musique brésilienne, j’ai donc participé à des projets sur scène petite, à des chœurs d’enfant, à des comédies musicales ; Remy : non !

D’où vient le nom de votre ensemble ?

C’est un nom d’origine indienne. La 1re tribu au Brésil est la tribu tupi et la 2e la tribu guarani. Ces 2 tribus ont créé un langage commun, le « tupiguarani » ; « jabuticaba » est un nom de fruit en tupiguarani, il désigne une sorte de grand raisin.

Quels sont vos parcours professionnels ?

Remy : J’ai fait une licence de musicologie dans un conservatoire de région puis à Paris pour me spécialiser en guitare classique et pour me former à être prof. Le conservatoire supérieur national de Paris est accessible sur concours (il y en a un autre à Lyon). Le concours consiste en des épreuves éliminatoires de solfège, puis à jouer des pièces de différente époques ; la deuxième épreuve, si on est sélectionné, consiste en un autre oral avec un temps limité pour préparer une pièce imposée et en un déchiffrage sur place.

NB : La musique savante est ce qu’on appelle musique classique, mais elle compte aussi la musique contemporaine. Le reste est désigné comme musique populaire (transmise oralement) et musique actuelle (rock, pop etc.).

Raisa : J’ai fait un bac L, une prépa littéraire puis l’Ecole Normale Supérieure de Paris à Ulm, un master puis un doctorat à l’université. Je suis prof de français.

Sur la musique brésilienne

De combien d’instruments savez-vous jouer ?

Du violon, et des percussions pour Raisa, qui est chanteuse ; de la guitare et des percussions pour Remy, qui chante aussi.

Quel est votre instrument préféré ?

La voix pour Raisa, car c’est une découverte de soi ; le violoncelle pour Rémy, mais aussi el cymbalum.

Quelle est la différence entre la bossa nova, la samba et la salsa (et le tango peut-être aussi) ?

La Samba est une musique du Brésil du début 20e s. Au début ce sont toutes des danses, sauf la bossa. Le tango est argentin et est une danse de couple. La samba est une danse individuelle, très rythmée, qui vient des favelas. La bossa naît plutôt au Nord du Brésil, dans les années 60, autour de Bahia où plus de populations africaines ; elle vient de la rencontre entre samba/jazz. La bossa a un rythme plus lent et aborde des thèmes plus mélancoliques ; le mot portugais « saudade » désigne ce manque, cette nostalgie ; c’est plutôt une musique bourgeoise, d’élite, qui s’exporte bien aux USA et en Europe.  

Qu’y a-t-il dans les maracas ?

Les maracas sont des percussions de la musique cubaine. Elles sont remplies différemment selon le type de son qu’on veut avoir : il s’agit de coques de fruits séchées (calebasses) avec des graines, du riz, des billes en plastiques ou en métal. Quand on improvise à table, on peut parfois utiliser une cuillère ou un pot avec du riz.

Est-ce que les percussions s’apprennent avec des cours ou c’est juste au talent ?

Elles s’apprennent avec des cours, de l’observation, de la pratique. Il faut jouer 30 minutes par jour en essayant différents rythmes, selon Antonio Barreto ; le talent ne suffit pas.

Est-ce que vous avez déjà joué de la musique sur de la capoeira ?

Oui, souvent avec le tambourin brésilien ou avec le berimbau. La capoeira est plutôt un jeu, c’était une manière pour les esclaves de s’entraîner à se battre sans en avoir l’air.

Quel est votre artiste préféré de musique brésilienne ?

Compositeur : Antonio Carlos Jobim, Chico Buarque, Gilberto Gil, Beth Carvalho

Guitariste : Baden Powell

Chanteuse : Monica Salmaso, Elis Regina

Questions décalées

Avez-vous une anecdote (chacun) sur un de vos concerts ?

Oui, chanter sur scène enceinte est une expérience très particulière ! La musique brésilienne est dansante et il est difficile de rester immobile comme il le faudrait en étant près de la fin de la grossesse.

Et pour le mini-concert de l’ensemble Jabuticaba, qui nous a interprété Desafinado en live :

HLP 1res – Cours du 26 mars : Exposé sur la science-fiction

Prises de notes de Doriann Machado :

Le terme de science-fiction : inventé pour désigner la littérature de l’étrange qui se base sur les progrès scientifiques. La science-fiction est un genre narratif qui est utilisé pour le cinéma ou encore la littérature. Elle met souvent en œuvre des mondes inventer et donc parcourir et accroitre l’imagination de l’humains avec des créations et idées sans fin. Selon différente personne la fiction peut être : n’est pas une question de degré mais de genre, qu’il n’y a pas de frontière nette entre la fiction et la non-fiction, est une compétence psychologique que le petit enfant apprend dès ses premières années, on peut jouer sans s’y abimer, entre dans la construction du savoir sous la forme d’une hypothèse par des sources. La science-fiction peut également être sources d’inspirations pour des objets pour l’homme dans le futur. Cela nous montre comme par exemple que la science-fiction est source d’inspiration voir des prédictions comme par exemple jules verne qui avait déjà de grande idée d’objet volants qui par le futur a la Nasa vont s’inspirer les ingénieur, il va également inventer en imaginant les sou marins avec le Nautilus. Mais prenons également l’exemple de Star Wars qui peuvent faire peur parfois et peut être que des technologies de cette univers pourrais voir le jour dans notre monde car des ingénieurs ce seront inspirer des films de LUKAS FILM. Mais à noter également que parfois à travers la science-fiction cette dernière va essayer de nous mettre en garde que la science-fiction ne doit pas devenir dangereux pour notre influence et nos choix personnelles sur la vie. Et à noter que parfois il faut savoir faire la différence entre réel et irréel et donc empêcher l’homme de commettre des erreurs

HLP 1res – Cours du 29 avril : Explication du texte philosophique de Rousseau

Thème du texte  : Différence entre l’homme et l’animal + perfectibilité

Thèse : La nature est bonne, la culture peut la corrompre + L’homme se définit par sa recherche d’amélioration, de perfectionnement

Mouvement du texte :

I. « Mais (…) mille ans » : seul l’homme cherche à se perfectionner, affirmation de la thèse

II. « Pourquoi l’homme (…) de l’homme » : démonstration par l’absurde de la thèse (= détruire la thèse adverse en montrant qu’elle est absurde)

Développement

I. (Prise de notes de Mle Fontaine)

Dans cette première partie qui commence par un Mais adversatif, on comprend que Rousseau va opposer deux idées. A savoir ce qu’il a développé avant et ce qu’il va proposer maintenant, or on n’a pas accès à ce qu’il a développé avant donc on sait juste qu’il va y avoir une opposition.

 Ce qu’on peut retenir, c’est que Rousseau présente une idée nouvelle et soulève des difficultés a propos de question dont on n’a pas connaissances. Ils précisent ces difficultés en disant qu’ils remettront en cause la différence entre l’homme et l’animal. Cela nous indique que Rousseau, dès le 18em siècle, qu’il y a des gens qui pensent, que le lien entre l’homme est l’animal et plus proche que ce que certains philosophes veulent bien dire. Que l’homme et l’animal ne se ressemblent plus que l’on ne croit.  

Lui est plutôt dans l’optique que l’homme et l’animal sont différents, il ne cherche pas les liens de proximités de ressemblance, et va plutôt chercher ce qui différencie l’homme et l’animal. Il l’affirme juste après en disant qu’il a une autre qualité très spécifique donc il insiste, en disant que c’est une caractéristique très spécifique mais positive pour l’être humain qui va distinguer l’être humain de l’animal. Il a tendance à valoriser l’être humain.  Il insiste aussi avec une petite incise sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, effet d’annonce.

Il met fin au suspense, avec la proposition faculté de ce perfectionner, cela ne veut pas dire que l’homme se perfectionne mais dire qu’il en est capable (a la différence de l’animal).

Rousseau continue en commentant la faculté en question, il reprend le terme et rajoute une proposition relative pour donner plus d’information. Et donc cette faculté (si on va au cœur de l’idée) elle développe successivement toutes les autres, c’est à dire que c’est le pi angulaire de tout notre développement.  Il ne nie pas le fait que ça ne se fait pas n’importe comment, on ne se perfectionne pas dans le vide, il faut avoir des circonstances favorables. A partir du moment où on est favorisé par des circonstances, on peut se perfectionner et du coup développer toutes les autres facultés (d’apprendre, développer ces muscles…)

Et le deuxième point qu’il va commenter, c’est quelle réside parmi nous tant dans l’espèce que dans l’individu. Faculté qui est commune a tous les êtres humains, ça définit l’ensemble de l’espèce humaine mais qu’en plus elle est dans chaque individu en particulier.

Ensuite, il va faire une comparaison au détriment de l’animal, en disant que l’animal, lui, il est, au bout de quelques mois ce qu’il sera toute sa vie donc qu’il atteint en très peu de temps  l’ensemble de ces capacités et son plein développement (contrairement a nous). La différence entre l’homme et l’animal se joue la aussi.

II. (Prise de notes de Mle Goueri)

Rousseau veut en venir à l’idée : que l’homme est le seul à pouvoir
régressé ( soit revenir à l’état sauvage ) donc l’homme est le seul à
pouvoir progresser
on parle d’état primitif = état de nature ( état sauvage )
→ car les animaux n’ont rien gagné c’est-à-dire que “la bête est et restera
toujours dans son état sauvage” ( il ne peut pas régresser car n’a pas
progressé )
= on peut le contredire / objecter sur le rapport aux animaux qu’à
Rousseau
→ les animaux sont dressés, élevés …
Par rapport à l’instinctif soit le sentiment instinctif des animaux : exemple des oiseaux qui chantent naturellement.
Les façons pour lesquelles l’homme peut régresser : la vieillesse, les
accidents ( perd motricité … )
Rousseau dit donc que l’Homme perd donc tout la perfection qu’il avait
acquise pour revenir à son “état sauvage” ( plus bas que la bête )
La Faculté distinctif = facilité à progresser / régresser
Rousseau n’a pas vu la shoah / nazis … donc sera triste de vouloir faire
toujours toujours mieux car peut arriver au pire d’où la citation : “qui veut
faire l’ange fait la bête

Fr 1res – Cours du 29 avril : Explication linéaire de Baudelaire, “Une charogne”

Soutine, Carcasse de boeuf, 1925

Problématique : Quels sont les enjeux de la description de la charogne ?

Conseils pour élaborer une problématique : quels sont les enjeux/ en quoi ce texte est + terme technique littéraire : forme de texte, registre… + thème du texte

Plan possible :

  1. Invitation au souvenir du regard (4 premières strophes)

Comparaisons : comme une femme lubrique ; comme afin de la cuire à point ; comme une fleur s’épanouir

Antithèse : beau matin d’été si doux / charogne infâme

NB : Antiphrase : dire le contraire de ce qu’on pense ; périphrase : dire avec une formule ce qui peut être dit avec un mot

Rimes antisémantiques : mon âme / infâme

Oxymore : carcasse superbe ; d’où effet ironique

Hyperbole : la puanteur était si forte

2. Dégoût suscité par une description détaillée (strophe 5 et 6)

Comparaison : comme une vague, comme un épais liquide

Champ lexical de la putréfaction : putride, mouches, larves

Antithèse : vivants à propos d’un cadavre, vivai

3. Transformation l’objet repoussant en sujet noble (strophe 7 et 8)

Comparaison : comme l’eau courante

Antithèse : oubliée / souvenir

Incohérence : l’artiste achève une toile oubliée

4. Retour à la réalité et avertissement à l’égard de la femme (strophe 9 à la fin)

Allégorie de la femme ? : chienne inquiète

Comparaison : semblable à cette ordure

Antithèse : horrible infection / mon ange et ma passion

NB Synesthésie : odorat => puanteur ; ouïe => bourdonnaient ; vue =>  vîmes, regarder, noirs, yeux, œil, formes s’effaçaient ; toucher => soleil ; goût => reprendre le morceau  

Pour écouter l’explication linéaire en entier : Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal – Explication de texte : Une charogne by Passe ton bac de français d’abord ! • A podcast on Anchor

Fr 1res – Cours du 29 avril : Textes pour les oraux blancs de bac

Problématiques

Montaigne, Essais, “Des cannibales” : En quoi ce texte est-il polémique ?

Montaigne, Essais, “Des Coches”: Quels sont les enjeux de l’argumentation dans ce texte ?

Jean de Léry, Histoire d’un voyage… : En quoi ce texte est-il à visée morale ?

Molière, Malade imaginaire, I, 5 : En quoi réside le comique de ce passage ?

Molière, Malade imaginaire, II, 5 : En quoi cette scène propose-t-elle un éloge paradoxal ?

Molière, Malade imaginaire, III, 3 : En quoi cette scène est-elle agonistique ?

Feydeau, On purge bébé : En quoi cette scène d’exposition joue-t-elle sur les mots ?

La Fayette, La Princesse de Clèves, le bal : Qu’y a-t-il de “galant et de romanesque” dans cet élément perturbateur ?

La Fayette, La Princesse de Clèves, la séparation : En quoi ce dialogue final est-il argumentatif ?

Flaubert, Mme Bovary : Comment le personnage principal navigue-t-il entre réalité et illusion ?

Mauriac, Thérèse Desqueyroux : En quoi cet élément perturbateur joue-t-il de la parole et du silence ?

Fr 1res – Cours du 29 avril : Rappels sur la versification

Strophes :

2 vers => distique

3 vers => tercet

4 vers => quatrain

5 vers => quintil

6 vers => sizain

7 vers => septain

+ 7 vers => strophe de X vers

Vers :

8 syllabes => octosyllabe

10 syllabes => décasyllabe

12 syllabes => alexandrin (Roman d’Alexandre), dodécasyllabe

Rimes (schéma rimique) :

AABB => suivies, plates

ABAB => croisées

ABBA => embrassées

Formes fixes :

Sonnet : 2 quatrains et 2 tercets

Rondeau : couplets et 1 refrain (à la fin des couplets = 1 vers ou 2 vers)

Qualité de la rime :

Rime pauvre : 1 seul son voyelle qui revient

Rime suffisante : 2 sons voyelle ou consonne qui reviennent (ex : t + in)

Rime riche : 3 sons voyelle ou consonne qui reviennent (ex : s + oi + r)

Rythme :

Les coupes et les césures (hémistiches = partie de 6 syllabes dans un alexandrin) => 3 / 3 // 3 / 3 (/ = coupes mobiles ; // = césure fixe) => 4 sous-parties dans un alexandrin, tétramètre. Victor Hugo propose un trimètre : 4 / 4 / 4.

Synérèse et diérèse : lire des sons voyelles comme une syllabe ou 2 syllabes (ex : croassa : « oi » = synérèse, « o/a » = diérèse) ; le but est de maintenir le bon nombre de syllabes par vers (dans le cas de vers réguliers)

Sonorités :

Allitération (consonnes) et assonance (voyelles)

Philo Term techno – Atelier du 27 avril : La nature

Nature

L’état naturel = l’état sauvage, ce qui n’a pas été modifié, travaillé, cultivé

  1. Etat de nature (Hobbes, Rousseau)

= fiction, hypothèse, état imaginaire.

Question : à quoi ressemble l’homme à l’état sauvage ?

Hobbes : pense que l’homme est mauvais et qu’à l’état de nature, il y a une guerre de tous contre tous, qui n’est pas vivable.

Rousseau : pense que la nature humaine est bonne ; les conditions de vie des hommes, même à l’état de nature, les met en concurrence à cause de pénuries de biens et de terres => état de guerre qui nécessite à un contrat social. Ce contrat social qui assure la sécurité de tous. La liberté de chacun est un peu amoindrie mais c’est la liberté d’accepter des règles qui est mise en place (autonomie chez Kant).

2. Nature humaine : qu’est-ce que l’Homme ? Par opposition à l’animal, au robot…

La conscience de soi : Descartes, le « cogito » => au XVIIe siècle, il observe qu’il y a d’illusions d’optique dans la nature (ex : bâton dans l’eau) et on ne peut pas se fier à ses sens. La seule certitude, c’est qu’il pense donc qu’il existe : « je suis, j’existe » puis « je pense donc je suis » (cogito ergo sum).

NB : les animaux ont une conscience de la douleur et du plaisir, des sensations, ce qui n’est pas pareil que la conscience de soi.

Piaget : stade de miroir (psychologie cognitive) c’est le moment où une personne se reconnaît dans le miroir, vers 2 ans.

La raison : définit l’instrument qui permet de réfléchir, de juger (rationnel) mais aussi ce qui est convenable, utile, correct (raisonnable). C’est l’homme qui est l’être vivant le plus rationnel, qui sait calculer et juger (ratio = 1) calcul 2) jugement). => Platon, La république

La perfectibilité : l’être humain cherche à s’améliorer y compris par les moyens techniques (ex : transhumanisme : utilise des moyens techniques pour étendre les capacités corporelles) => Rousseau

 Exemple de dissertation :

L’homme est-il naturellement bon ?

Faut-il obéir à la nature ?

Les guerres sont-elles naturelles ?

Philo Ter générales – Atelier du 27 avril : Raison et vérité

  • Les lois de la logique (Aristote)

La logique définit les règles de validité d’un jugement.

Des jugements ont l’apparence de la validité mais sont invalides : ce sont les paralogismes. Exemple : Majeure : Socrate est mortel / Mineure : Les chats sont mortels / Ccl : Donc Socrate est un chat => cette conclusion est fausse, on ne peut avoir le même prédicat sans être le même individu ou de la même espèce : erreur de raisonnement, le raisonnement n’est pas valide. Pourtant, la majeure comme la mineure sont vraies

NB : Socrate est mortel => Socrate = sujet ; est => copule ; mortel => prédicat

REVISIONS : p. 226-227

  • La différence entre l’autorité de la raison et l’autorité de la parole

Autorité de la parole : rhétorique, Sophistes (ex : Gorgias) qui cherchent à convaincre et à persuader et assènent un discours => la vérité est plastique selon eux, elle est relative

Autorité de la raison : philosophie, Socrate, qui cherche à dialoguer pour trouver avec son interlocuteur la vérité (la maïeutique => l’art d’accoucher, sa mère étant sage-femme) => la vérité existe, c’est la même pour tout le monde, elle est absolue

REVISIONS : p. 224-225

  • Descartes, cogito

Pb : comment être sûr de ses connaissances sensibles ?

1re formulation du cogito : « je pense, j’existe »

2e formulation : « je pense donc je suis » => cogito ergo sum

Raison = instrument de connaissance fiable ; « le monde est écrit en langage mathématique »

REVISIONS : p. 214-215

Dissertation : Peut-on atteindre le vrai ?