HdA 1res – Cours du 10 avril : Mélodie française

Mélodie française

Origine : le Romantisme allemand, qui se définit par la mélancolie, le culte de soi, la recherche de la noblesse d’âme et de l’exception, rapport à l’amour absolu (Goethe, Les souffrances du jeune Werther : vague de suicides !).

Goethe a écrit un poème, Le Roi des Aulnes qui est adapté en musique par Schubert sous forme de lied (un lied, des lieder).

Définition : la mélodie française met en musique des poèmes du patrimoine français. Des compositeurs comme Debussy, Fauré, Poulenc mettent en musique Verlaine par exemple. Verlaine a a ainsi écrit Il pleure dans mon cœur, adapté par Debussy sous forme de mélodie française. Il faut de la virtuosité et un grand sens de l’articulation (avec le r notamment) et du sens des mots pour réussir à chanter ces airs.

Au programme de notre année : Prévert écrit le poème Barbara pour évoquer la guerre 39-45 et ses ravages. Il se souvient d’avoir croisé un couple d’amoureux sous la pluie avant la guerre et il se demande ce qu’ils sont devenus après celle-ci, dans une ville totalement détruite par les bombes. Kosma met ce poème en chanson et la fait chanter par Yves Montand, qui met son art d’acteur et de chanteur au service de cet air qui reprend les codes de la mélodie française : air presque plus déclamé que chanté, très bonne articulation et grande expressivité dans l’interprétation.

Fr 1res – Cours du 8 avril : Conclusion du chapitre sur le roman et exposé sur Mauriac

François Mauriac

Exposé sur François Mauriac présenté par Benjamin Plant et Alexis Vaissière :

Conclusion – Que nous apprennent les œuvres étudiées sur le rapport à la morale de la société ?

Dans les 3 œuvres que nous avions étudiées, on note que les personnages féminins ont un rapport différent à la morale de la société.

La Princesse de Clèves nous montre l’importance d’une société avec une morale imposée à l’individu. Au fur et à mesure du roman, les personnages intériorisent la norme sociale : la Princesse veut garder sa vertu, c’est-à-dire sa réputation à la Cour, ce qui implique de ne pas céder au duc de Nemours, de rester fidèle au Prince de Clèves.

Madame Bovary n’accepte pas la morale de son temps : elle est tentée par le suicide car elle préfère échapper à la société, même par la mort, que s’y adapter. Il y a une tentative de suicide au milieu du livre lorsqu’elle reçoit la lettre de rupture de Rodolphe et un suicide à la fin du roman.

Thérèse Desqueyroux rejette aussi la morale de son temps parce qu’elle n’aime le mari qu’on lui a donné et qu’elle veut briser ce lien pour s’en échapper. Elle en vient à la solution criminelle de tenter d’empoisonner son mari.

Nos personnages de femmes ont toutes des comportements différents par rapport à la morale de leur temps : la Princesse de Clèves l’accepte mais se retire du monde, Madame Bovary finit par se suicider et Thérèse Desqueyroux refuse cette morale en allant vers le crime puis l’auto-destruction mais il finit par gagner sa liberté et par se réconcilier avec le monde.

Philo Ter – Cours du 6 avril : Les guerres sont-elles naturelles ?

Photo de la guerre d’Espagne, 1936, par Capa

Ebauche de plan pour le sujet de dissertation : Toutes les guerres sont-elles naturelles ?

  1. Oui, les guerres sont naturelles
    – Hobbes, dans le Léviathan, affirme que l’état de nature, c’est guerre de tous contre tous. « L’homme est un loup pour l’homme ».
  2. Non, les guerres ne sont pas toutes naturelles
    – Rousseau, Du contrat social : à l’état de nature, l’homme vit à l’état sauvage et est un « bon sauvage ». S’il y a une guerre, c’est à cause de la culture.
  3. Les guerres sont le plus souvent artificielles
    – Exemple historique : Déclaration de guerre à l’Irak par les Etats-Unis passe par la création de toutes pièces d’un motif d’attaque, à savoir la présence d’armes dans ce pays.
    – Ex : La fable de La Fontaine, « Le loup et l’agneau ».

HLP 1res – Cours du 6 avril : Quel est le propre de l’Homme ?

Introduction au chapitre “L’homme et l’animal”

Le premier critère qu’on a pu donner de la différence entre homme et animal, c’est le rire. Or on trouve des animaux qui rient (orang-outang, gorille, phoque), ce qui remet en question l’idée que ce soit le propre de l’Homme.  

Le deuxième critère c’est la technique. On parle d’homo faber. La découverte du feu (La guerre du feu de Jean-Jacques Annaud, Les découvreurs (docu), L’âge de glace où Scratch trouve le feu par hasard et où Sid le paresseux est le roi du feu, et on trouve le même élément dans Le livre de jungle, RRRRRRh !! par les Robins des Bois), la fabrication d’outils avec des silex taillés et des bouts de bois marquent des étapes dans l’évolution de l’espèce humaine. Toutefois les animaux aussi ont des techniques : le chat a une technique de chasse qui tient du réflexe, les oiseaux ont un instinct de vol en groupe (avec un meneur), les castors construisent des barrages et les abeilles construisent des ruches, comme les fourmis qui construisent des fourmillières, les lapins qui construisent un terrier, les oiseaux qui construisent des nids. Toutes ces techniques animales sont instinctives.

Le troisième critère est le langage. Mais on repère beaucoup d’exemples de langage animal : soit à l’intérieur d’une espèce (pour les animaux sauvages : les oiseaux communiquent pour indiquer leur position, marquer leur territoire, alerter du danger, et pour se reproduire ; les loups hurlent pour appeler la meute[1] ; les chiens pleurent pour exprimer la peur, la douleur et appeler à l’aide, ils grognent pour se défendre et aboient pour défendre son territoire, les chats ne miaulent que pour communiquer avec l’homme), soit entre différentes espères (singes et gazelles contre lion). Ces langages animaux passent par des sons mais pas par des sons articulés.

Le quatrième critère est la raison. Dans le texte de Descartes, l’exemple est donné des mainates et des perroquets qui répètent les sons articulés sans les comprendre : ce qui distingue homme et animal, c’est la raison selon Descartes. Mais cette position fait débat puisque les animaux ont su s’adapter ; depuis le XXe siècle s’est développée la science de l’éthologie, qui étudie le comportement animal.


[1] Les hurlements sont le langage des loups. C’est ainsi qu’ils communiquent avec leurs congénères, qu’ils se donnent rendez-vous pour la chasse ou recherchent une partenaire. Pour les membres de la meute, le fait de hurler ensemble renforce la cohésion, comme lorsque les hommes chantent ensemble.

HLP 1res – Cours du 1er avril : Fin du chapitre “Décrire, imaginer, figurer”

Utopies et dystopies

La Plage (Danny Boyle)

Maléfique (Disney)

2012

Alice in borderland (Netflix)

Bienvenue à GATTACA

Farenheit 451 (Truffaut)

V comme Vendetta

Black Mirror

Suderis (Youtube)

Alita

Blade Runner

Westworld

The Good Place

Happy birthdead

Films sur des journalistes

Le diable s’habille en Prada

Jessica Jones

Scandal

Profession reporter

American Horror Story 2 : Asyleum

Fou de toi

Films sur les découvertes scientifiques

Seul sur Mars

Inception

Interstellar

Tenet

Avatar

Les figures de l’ombre

Le chat qui vient de l’espace

Radioactive (Marjane Satrapi)

Jurassic Parc (Spielberg)

L’expérience interdite

Fr 1res – Cours du 1er avril : Thérèse Desqueyroux

  1. Plan de l’explication de texte
    1. Comment Thérèse voudrait que son mari se comporte (début => « ne pensons jamais »)
    aEspoir de Thérèse (=> voit)
    – plus-que-parfait “avoir réduit”
    – connotations négatives pour désigner Bernard => blâme
    bDoute sur la réalisation de son souhait (Au vrai => jamais)
    – question rhétorique
    – champ lexical de la réflexion (préméditées)
  2. Préparation intérieure du discours de Thérèse (« Elle allait dire » => « jamais été »)
    aProposition sur sa disparition (elle allait dire => nomades)
    – subordonnée conjonctive circonstancielle qui énonce une condition au départ de Thérèse
    – la personnification des ténèbres
    bThérèse envisage son futur (Je consens => jamais été)
    – répétition du “je” qui insiste sur sa décision subjective
    – champ lexical de l’oubli avec gradation et asyndète (pas de connecteurs logiques, NB : est souvent utilisé avec la parataxe, c’est-à-dire l’utilisation des signes de ponctuation comme virgules, points-virgules)
  3. L’agressivité de Bernard (« Et déjà » (…) fin)
    aPrière adressée à Bernard (« Et déjà (…) s’est retourné »)
    – conjonction de coordination “et” qui donne une impression de soudaineté, d’inattendu
    – la parataxe avec point virgule et deux points marque une libération, une prise de décision, et un passage à l’acte
    b Réponse négative et colérique de Bernard (« Du fond » (…) fin)
    – présent d’énonciation qui nous accéder aux pensées de Bernard
    – insistance sur le caractère “irrévocable” des décisions de Bernard qui confirment le blâme qui avait été fait de lui auparavant

Philo Ter – Cours du 30 mars : La liberté est-elle une conquête de l’esprit ?

Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple (Paris, Musée du Louvre)

Corrigé de dissertation : La liberté est-elle une conquête de l’esprit ?

  1. La liberté => notion au programme avec nature, justice, art, vérité, religion, technique
  2. Esprit => notion philosophique, abstraite, qui n’est pas facile à définir
  3. Conquête => à regarder pour la 3e partie ? = acquérir quelque chose qu’on n’avait pas avant (ex : gain de territoires, séduction), avoir un objectif à atteindre, qui est d’acquérir qqch.  

Question fermée => oui ou non

Pistes de réponse :

  1. Oui, la liberté est une conquête de l’esprit/conquise par l’esprit
  2. Réfléchir à ce qu’on veut pour accepter ce qu’on vit

Ex : dans le contexte actuel, accepter ce qu’on vit signifie accepter de sacrifier quelques libertés du corps pour le bien commun

  1. Non, la liberté n’est pas une conquête de l’esprit
  2. Pour être vraiment libre, il faut que la liberté concerne le corps et l’esprit

Ex : dans le contexte actuel, on entend parfois que les mesures sanitaires sont liberticides (de déplacement, de rassemblement => du corps)

Comment comprendre le sujet ?

On prend le contraire ou un synonyme d’un mot qui pose pb, ici esprit => à remplacer par corps

La liberté est-elle une conquête du corps ? ou La liberté concerne-t-elle le corps ?

  • Liberté de déplacement pour le corps ; liberté de pensée/d’opinion/d’expression pour l’esprit
  • Pour la liberté du corps : s’y opposent des interdictions, des restrictions de déplacement sous peine d’amende (135€)
  • Pour la liberté de l’esprit : s’y opposent la censure dans les journaux, dans un pays avec un régime dictatorial via la propagande => liberté d’opinion et d’expression sont deux choses différents

D’où la liberté de pensée est impliquée par ce sujet : ce serait la vraie liberté ; la fausse liberté, c’est celle du corps.

Lien avec la philosophie des stoïciens pour lesquels il y a ce qui dépend de nous (du côté de l’esprit) et ce qui ne dépend pas de nous (du côté du corps : les richesses, la gloire, les biens matériels) => pour les stoïciens, la vraie liberté est la liberté de l’esprit car c’est la seule qui dépend de nous, qui soit en notre pouvoir.

Dans le contexte actuel, la seule vraie liberté/ la seule liberté qui semble demeurer, c’est celle de l’esprit. On peut se sentir libre néanmoins parce que notre corps n’est totalement entravé.

Voici l’enregistrement audio de la séance :

Pour la semaine prochaine : trouver une 3e partie avec un argument et un exemple.

HLP 1res – Cours du 30 mars : Le métier de journaliste

Dans la fiction, beaucoup de journalistes comme Rita Skeeters dans Harry Potter ou encore Tintin dans Tintin  sont libres de leurs actes et de leurs paroles. Ils font preuve de beaucoup de curiosité, parfois même trop et sont toujours au bon endroit au bon moment. Très assidus dans leurs recherches, ils font beaucoup de découvertes et trouvent toujours des sujets nouveaux. Souvent représentés comme faisant toujours des découvertes, les personnages de journaliste favorisent l’identification du lecteur et son adhésion à l’histoire. Enfin, le métier de journaliste est souvent un moyen pour les superhéros d’avoir une couverture pour leur deuxième identité (Clark Kent, Peter Parker).

Dans la réalité, des journalistes comme Eva Roque et Simon Bentolila, qui travaillent à la télé, à la radio ou pour la presse littéraire, dépendent d’un rédacteur en chef.

Eva Roque nous a appris qu’elle est libre de choisir son sujet à la radio et qu’elle se documente sur le sujet par elle-même (elle n’a pas d’assistant). La ligne éditoriale de son émission est ouverte. Pendant l’enregistrement de l’émission de radio, le réalisateur parle dans l’oreillette et indique s’il faut accélérer ou couper des passages. Elle nous a appris également qu’en tant que femme, les débuts n’avaient pas forcément été faciles : il faut conquérir sa crédibilité. Et sinon elle va bien.

Simon Bentolila nous a précisé qu’il aimait bien faire découvrir de nouveaux auteurs, surtout des premiers romans selon la catégorie existant dans la presse littéraire. Il lit de 2 à 6 heures par jour et écrit un article tous les jours ou tous les deux jours.

Ces deux journalistes interrogés ont un parcours atypique et sont passionnés par leur métier.