Fr 1re – Cours du 29 janvier : Diaporama sur la Princesse de Clèves

Henri II
Catherine de Médicis
Catherine de Médicis et ses enfants (Henri III, Charles IX, François II, Marguerite de Valois)
Diane de Poitiers, duchesse du Valentinois, maîtresse favorite de Henri II
Ecole de Fontainebleau, Diane chasseresse, tableau ayant comme modèle Diane de Poitiers
Marie Stuart, femme de François II et reine d’Ecosse ; elle sera exécutée par sa cousine Elisabeth Ier
Le connétable Anne de Montmorency
Le château d’Ecouen d’Anne de la Montmorency, aujourd’hui musée national de la Reniassance
Aile Lescot, aile du palais du Louvre bâtie par Henri II
Château Vieux et Château neuf de Saint-Germain-en-Laye ; le château Neuf a été bâti par Henri II ; Catherine de Médicis y a séjourné ; les enfants résidaient au Château Vieux
Le duc de Nemours ; il eut une aventure avec Françoise de Rohan et ne tient pas sa promesse de mariage à son égard ; elle lui fit plusieurs procès afin de lui faire reconnaître leur enfant
François de la Rochefoucauld, auteur de Maximes ; il fut l’ami proche de Mme de La Fayette et l’amant de Marie de Nohan
Madame de la Fayette

Fr 1re & Hum – Sortie : Finale du Prix Mirabeau organisé par Sciences Po Saint Germain

“12 orateurs s’affrontent au cours de 2 discours et de 2 joutes pour provoquer l’émotion et oser la contradiction.

Discours 1 : Léa Cobbi (Paris) à la positive et Anastasia Guiller (Bordeaux) à la négative. La première évoque les dangers pour la planète et la deuxième fait rimer actualité et célébrité pour traiter du sujet “La jeunesse seule ne pourra” (Christiane Taubira).

Joute 1 : Léo Briggs (Bordeaux) à la positive et Antoine Chassat (Paris) à la négative sur “Qui ne sait pas mentir ne sait pas agir” (Alexandre Dumas).

Discours 2 : Tristan Baloche (St Germain) et Célia Rois (St Germain) à la positive et Sarah Grionne Thomand et Mathis Drelle (Grenoble) à la négative sur “La misère est-elle si belle?”.

Joute 2 : Arthur Kenishers (St Germain) à la positive et Sami Asani Saheyl (Grenoble) à la négative sur “L’humour, c’est l’arme blanche des hommes désarmés” (Romain Gary).

Les prix sont les suivants : 4e prix à Saint Germain, 3e prix à Paris, 2e prix à Grenoble et 1er prix à Bordeaux.

Fr 1re – Atelier d’écriture : Le retard

Le retard attire l’attention ! Après notre atelier d’écriture, c’est à la radio qu’on pouvait le retrouver.

D’abord dans une émission de France Inter qui faisait l’éloge du retard mardi 14 janvier :

“Vous le savez, l’une des hantises de l’animateur radio, c’est que son invité soit en retard mettant en danger sa tension artérielle et son taux de cortisol dans le sang.. Nous montrons vite notre impatience, notre courroux plus ou moins feutré face aux retardataires… Gérer son emploi du temps, éliminer les temps morts, combattre tous retards potentiels : voici nos obsessions contemporaines dans tous les pans de notre vie… Au travail, à l’école, en famille, dans notre couple, dans nos loisirs…

Avec

  • Hélène L’Heuillet, psychanalyste et philosophe, autrice de l’_Eloge du retard (_ed Albin Michel)
  • Aurélia Schneider, psychiatre, autrice de La charge mentale des femmes … et celles des hommes (ed Larousse)
  • Tel : Guillemette Odicino

Chronique Eric Libiot

Partenariat Femme Actuelle : Marie-Laure Zonszain”

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-14-janvier-2020

Et aussi une émission de La Grande Table des Idées de France Culture consacrée au même thème la semaine dernière :

“Réhabiliter le retard pour retrouver le temps de vivre face aux injonctions actuelles à la performance et à la rentabilité. Hélène L’Heuillet, psychanalyste et maître de conférence en philosophie à l’Université Paris-Sorbonne, nous en parle dans son “Eloge du retard” (Albin Michel, Janvier 2020).

Le retard sera-t-il salvateur de nos vies ? Alors que nous pensons manquer de temps, notre plus grande crainte est d’en avoir trop. C’est le paradoxe que souligne Hélène L’Heuillet, psychanalyste et maître de conférence en philosophie à l’Université Paris-Sorbonne, dans Eloge du retard (Albin Michel, Janvier 2020). Un essai en quatre temps pour autant de déclinaisons d’une angoisse qui nous hante et rythme notre vie : être en retard. 

La grève nous montre à quel point nos emplois du temps sont chargés et nous a permis de reconquérir un temps autre. Elle nous a rendus disponibles à un autre temps.          
(Hélène L’Heuillet)

A travers l’analyse du rapport au travail, au sommeil, mais aussi à la tristesse et la mélancolie, elle nous invite à résister à la vitesse et à l’urgence pour prendre le temps de vivre et donc d’exister. Le retard, écrit-elle, a notamment à voir avec la liberté, car il rend souverain et un remède pour le vivre bien, nous invitant à décélérer. Et c’est précisément dans le retard qu’au moment où tout devient éphémère, on peut recommencer à sentir la durée.  Or on ne peut pas saisir ni encadrer le retard : s’il est intégré dans une marge temporelle, il n’est plus retard. 

Bien souvent, le retard est l’apanage des puissants. Comment teste-t-on la docilité de l’autre ? En le faisant attendre.          
(Hélène L’Heuillet)

Néanmoins, faire bon usage du retard, précise-t-elle, ne signifie pas ralentir ou revenir à la lenteur. Il ne s’agit pas non plus de faire un éloge de la patience dans celui du retard, mais d’une hâte en lien avec les échéances essentielles. La hantise du retard reposerait sur une conception conservatrice du progrès assimilé à l’ascension d’un escalier : ainsi Claude Lévi-Strauss la considère-t-il comme au principe de l’ethnocentrisme, étant désignés comme “retardés” ceux qui ne savent pas suivre le rythme. Surtout, le retard ne peut être érigé en système, car il perd alors sa fonction subversive. Il doit surprendre même celui qui se met en retard.”

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/pourquoi-prendre-le-temps-detre-en-retard

Fr 1re – Etude du texte de Marivaux, L’île des esclaves, I, 1

Watteau, L’embarquement pour Cythère
  1. Le déni d’Iphicrate (l. 1-6)

a) Impression de supériorité de la part d’Iphicrate

«  Avançons, je t’en prie (l. 1) » : Formule de politesse pour amadouer Arlequin + impératifs à valeur jussive => reste dans sa position de maître

Iphicrate tutoie Arlequin (« t’ » => pronom personnel objet de la 2e personne du singulier)

b) Reflet critique renvoyé par Arlequin à Iphicrate

– reprise lexicale « je t’en prie » x2 => Arlequin explicite le fait que l’impératif est le contraire de la formule de politesse dans la bouche d’Iphicrate

2. Inversion du rapport de force par la rébellion et la désinvolture (l. 6-25)

a) Iphicrate se fait taquiner par Arlequin

Il se moque du naufrage avec la parodie de chanson (champ sémantique de la navigation : « embarquement », « vogue »)

Arlequin est ironique avec Iphicrate (« Mon cher patron », déterminant possessif + adjectif à connotation affective qui entre en antithèse avec « patron »)

La chanson d’Arlequin fait une allusion parodique à l’embarquement pour Cythère qui est un thème galant. Arlequin se joue du milieu mondain. Il change le mot « Cythère », île de Vénus, pour « Catin » qui signifie « prostituée ».

b) Réaction d’Iphicrate

Didascalie « retenant sa colère » : Iphicrate est partagé entre deux sentiments, l’un lié à sa situation de maître et l’autre à la perte de sa domination

3. Explication des nouvelles règles (l. 25 à la fin)

a) La prise de conscience et la peur d’Iphicrate

Il semble inquiet de ne plus avoir d’esclave => interro-négative l. 25

Il réalise qu’il n’a plus d’esclave => phrase interrogative qui a l’air d’une question rhétorique (ce qui confirmerait qu’Iphicrate a compris le changement) mais qui est en fait une vraie question (Iphicrate continue à espérer rester le maître)

b) La réjouissance d’Arlequin

Il se réjouit du malheur qui va arriver à Iphicrate : « eh bien », interjection + emploi des futurs de l’indicatif et de la tournure à valeur de futur « aller + infinitif »

Fr 1re – Travail d’élève : Comparaison des valets dans Don Juan et dans le Mariage de Figaro

“Sganarelle et Figaro (valets) sont des personnages qui utilisent la ruse, tout pour arriver à leurs fins. Ils sont tous deux serviteurs de leur maître mais se jouent d’eux pour le comique et propres intérêts. Figaro est plus impertinent que Sganarelle. Sganarelle est plus soumis que Figaro. Dans Dom Juan on remarque que Sganarelle n’existe que par son maître,Beaumarchais ne parle pas forcément de la vie de Figaro alors que dans le Mariage de Figaro, Figaro se marie, on parle de sa vie, il est le personnage principal de la pièce car la pièce raconte ce qui se passe le jour de ces noces. Le mariage de Figaro est centré sur lui ; le titre montre bien que les autres personnages seront présents seulement s’ils ont un rapport avec Figaro. Sganarelle résiste. Dom Juan ne paye pas Sganarelle pour qu’il reste. Sganarelle sert son maître mais à contre-coeur ; il est vraiment valet et sans rien de plus, il se tait et obéit à son maître alors que Figaro s’exprime davantage face à son maître (le Comte). Sganarelle n’a que les préoccupations de son maître, le sert et le satisfait et il ne contredit presque ou pas son maître alors que Figaro lui, a plus d’assurance et ne se prive pas de dire ce qu’il pense. Figaro et Sganarelle ont tout deux une relation maître-valet mais différemment ; on le voit dès le titre : Dom Juan ne mentionne pas Sganarelle alors que, dans le Mariage de Figaro, on cite directement Figaro. Sganarelle est plus effacé que Figaro. Dans le mariage de Figaro, Figaro, contrairement à Sganarelle, peut être seul sur scène ou à l’intérieure, cela peut être lui qui mène la conversation. Sganarelle ne dirige pas la scène, les deux personnages s’opposent dans les attitudes et fonctions : Sganarelle est vraiment le domestique, Figaro est aussi le valet mais prend ses distances.” (Melissa Aghilas)

Fr 1re – Cours du 10 décembre : Ténors (et soprane…)!

Roberto Alagna citant Giuseppe di Stefano : “Arrêtez de me donner des conseils, je sais me tromper tout seul”

Le ténor José Todaro vient nous parler d’opéra le 20 décembre

Il sera accompagné du pianiste Charly Oleg, qui a notamment adapté des airs classiques en jazz, ici La Chanson de Solveig de Grieg :

Enfin, Chérubin vu par Eléonore Pancrazi, jeune mezzo star du moment, interprète du rôle au Théâtre des Champs Elysées et… de la famille d’une des élèves de 1re A !