Humanités – L’art de la parole, introduction

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On peut voir que le personnage central est Hercule qui était associé à l’éloquence par les Gallo-Romains, d’où le fait qu’il se trouve au centre de l’image et que tout le monde autour de lui l’écoute. De plus, on peut remarquer que tous les personnages sont reliés à Hercule par un fil de l’oreille à la bouche, ce qui manifeste de l’attention à son égard. Ainsi la parole n’exerce son pouvoir qu’avec le consentement de son ou ses partenaire(s) : il s’agit d’une ficelle fragile, cassable à tout moment d’inattention. De ce fait, on constate que Hercule incarne l’allégorie de l’éloquence.

La parole est l’usage par un individu de son langage.

L’éloquence est le pouvoir et l’art de bien parler.

La rhétorique est la technique qui permet de produire des discours éloquents.

Fr 2nde – Méthodologie du commentaire linéaire : l’introduction

  1. Ou 2. Présentation de l’œuvre
    – Titre, date
    – Genre littéraire + forme
    – [Résumé]
  2. Ou 1. Présentation de l’auteur
    – Courant littéraire
    – Epoque (siècle)
    – [Contexte de rédaction de l’œuvre]
    3. Problématique
    – L’énoncer
    – En définir les mots-clés
    4. Annonce du plan
    Conseils :
    1. Aller du plus général au plus particulier : présentation de l’auteur – de l’œuvre – annonce de la problématique – annonce du plan
    2. Ecrire une introduction qui ne marche pas pour toutes les œuvres de l’auteur mais seulement pour ce texte en particulier

Fr 2nde – Cours du 12 septembre : Introduction à la littérature d’idées

Objet d’étude : La littérature d’idées et la presse du XIXe au XXIe siècles

Introduction

  1. Argumentation

Les genres de l’argumentation sont divisés en genres directs (essais, maximes, satires, discours) et indirects (fables, contes philosophiques, utopies, portraits, romans, apologues). On y associe l’art de l’éloquence*, soit l’art de convaincre** et de persuader***, et la pratique du débat d’idées.

* loquere = parler

** con-vincere = dénoncer, recours à raison

*** suadere = conseiller ; recours aux émotions

2) La littérature d’idées

La littérature d’idées associe deux éléments : la littérature, qui correspond à la forme, et les idées, qui correspondent au fond. Ce genre relève de l’argumentation directe.

Fr 1re – Cours du 11 octobre – Introduction du commentaire linéaire du texte de Montaigne, “Des cannibales”

  1. Phrase d’accroche

Dans un contexte de guerre de religion, Michel de Montaigne nous fait parvenir son œuvre Les Essais.

Le cannibalisme, un acte de barbarie, peut être utilisé à différentes fins.

  • Présentation de l’auteur

Cet extrait est tiré du chapitre des “Cannibales” des Essais de Michel de Montaigne, écrivain philosophe du XVIe siècle ; il appartient au mouvement littéraire de l’Humanisme, qui met au cœur des préoccupations les valeurs humaines.

  • Présentation du texte

Ce texte présente des scènes violentes et cannibales entraînées par les Guerres de religion ; ce passage est saisissant car on y  raconte une scène où des cannibales qui abattent et dévorent leurs ennemis. La scène est narrée d’un point de vue extérieur et en détails, ce qui rend cette vision réaliste pour le lecteur.

Fr 2nde 1re – Manuels de français en ligne gratuitement !

Les manuels sont consultables en ligne gratuitement à l’adresse suivante :

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Pour rappel, l’éditeur choisi est le Robert !

Fr 1re – Cours du 11 septembre – Exposé : La cartographie au Moyen Âge et à la Renaissance

Introduction
La cartographie est une pratique qui apparaît dès l’Antiquité avec Hipparque, astronome, et Ptolémée, qui élabore la première géographie.
Etymologiquement, le terme signifie “écrire un plan” ; la cartographie consiste à représenter en deux dimensions, sur une surface plane, un espace en trois dimensions. Aujourd’hui, les cartes respectent une échelle (par exemple, 1/10 = 1 cm sur la carte correspond à 10 cm en réalité) ; ce n’était pas le cas à l’Antiquité ni au Moyen Âge.
Il est intéressant d’étudier l’évolution de la cartographie entre le Moyen Âge et la Renaissance car un événement majeur survient entre ces deux périodes : la découverte du continent américain en 1492, qui bouleverse la connaissance et représentation du monde.

I. Au Moyen Age

Au Moyen Age, la représentation du monde est symbolique : on figure le monde comme un cercle parfait à l’intérieur duquel sont insérés les 3 continents (Asie, Afrique, Europe) séparés par un T. Celui-ci symbolise deux fleuves, le Nil et le Tanaïs. Ces images sont appelées des “mappae mundi”, cartes du monde, formule qui a donné notre mot “mappemonde”.

II. A la Renaissance

Avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, la représentation du monde change car sa connaissance a été augmentée. Rappelons que Christophe Colomb cherchait à atteindre les Indes, avec lesquelles l’Europe commerçait depuis longtemps, en s’appuyant sur le fait que la Terre était ronde et non plate : c’est là aussi une connaissance du monde et de sa géographie, en lien avec l’astronomie, qui a permis la découverte de ce continent.
Les cartes du monde évoluent dès lors en représentant de plus en plus précisément le continent américain : d’abord seulement la côté orientale (est) de l’Amérique du Sud et une minuscule portion de l’Amérique du Nord puis des pans de plus en plus importants de ces deux territoires.

Conclusion

La cartographie s’est faite de plus en plus précise au fil des explorations, qui ont continué jusqu’au XVIIIe siècle avec la découverte d’une dernière île, celle de Tahiti. Nous atteignons désormais des sommets de précision avec la Géolocalisation Par Satellite (GPS), mise à la disposition de tous avec GoogleMaps ; c’est là aussi une technique qui a pu se développer grâce à l’astronomie, ici les satellites. Cette connaissance précise du monde a définitivement transformé nos pratiques et notre rapport à l’espace, au point de devenir un outil nécessaire dans notre quotidien.

Bibliographie

https://www.franceculture.fr/histoire/de-lantiquite-google-maps-la-cartographie-miroir-du-pouvoir

Fr 1re – Cours du 10 septembre – La littérature d’idées, introduction

  1. Argumentation

Les genres de l’argumentation sont divisés en genres directs (essais, maximes, satires, discours) et indirects (fables, contes philosophiques, utopies, portraits, romans, apologues). On y associe l’art de l’éloquence*, soit l’art de convaincre** et de persuader***, et la pratique du débat d’idées.

* loquere = parler

** con-vincere = dénoncer, recours à raison

*** suadere = conseiller ; recours aux émotions

2) La littérature d’idées

La littérature d’idées associe deux éléments : la littérature, qui implique une attitude désintéressée vis-à-vis de l’oeuvre, et les idées. On aurait donc, d’un côté la forme (la littérature) et de l’autre le fond (les idées).

En bonus :

La littérature d’idées, c’est dès lors le choix de défendre des idées dans un texte littéraire ; ce genre relève de l’argumentation directe.