Fr 2nde – Synthèses d’élève sur le classicisme

“Le classicisme est un mouvement culturel, esthétique et surtout artistique qui se développe en France et en Europe au XVIIe siècle. Il se définit par un ensemble de valeurs et critiques qui dessinent un idéal.
Une pièce classique suit des règles précises : une action ne dépasse pas vingt-quatre heures ; lieu et intrigue uniques. Les principaux auteurs connus de ce genre sont : Corneille, Molière, La Fontaine, Racine…”
Philippine Durand.

“Le classicisme est un mouvement culturel esthétique et artistique s’inspirant de l’art antique qui voit le jour au 17ème siècle et sera représenté par de grands auteurs tels que Molière, Corneille ou Racine.
Le théâtre classique est régi par 3 règles strictes, la règle de bienséance, de vraisemblance et les trois unités :
– la règle de Bienséance veut qu’aucun spectateur ne soit choqué (personne ne meurt directement sur scène, pas de violence ni de scène d’intimité physique, toutes ces scènes ne peuvent exister qu’au travers d’un discours rapporté) ;
– la règle de vraisemblance veut que tout ce qui est raconté au spectateur a/aurait pu exister ;
– enfin la règle des unités veut qu’il n’y ait qu’une intrigue principale sans intrigue secondaire (unité d’action) qui devra se dérouler sur une seule journée (unité de temps) dans un seul et même lieu/décor (unité de lieu).
Les registres ne doivent pas être mélanger : pas de tragique dans une comédie et pas d’intermède comique dans une tragédie.
D’après Corneille et Racine, le théâtre classique serait ce qu’il reste d’une pièce lorsque on en a enlevé la morale, la politique, les discours ou raisonnements et la versification, ce qu’ils regroupent sous le terme de « broderies ».
Pour les auteurs classiques il est important de mêler l’utile et l’agréable, ainsi, le héros doit être bon honnête et se remettre en question. Molière dira que « l’emploie de la comédie est de corriger les vices des Hommes.
Le théâtre classique touchera jusqu’au plus hauts dignitaires puisque le roi Soleil lui-même était très friand de ces pièces de théâtre pour lesquelles il fera construire une salle dans son Palais des Tuileries .” (Garance Malatesta-Conort)

Hum 1re – Cours du 22 novembre : L’autorité de la parole, intro

7 – BMLYON

A l’Antiquité et au Moyen Âge, la notion d’auteur est différente d’aujourd’hui. La propriété intellectuelle n’existe pas et il n’y pas de droit d’auteur. Le traducteur d’un texte ou son glossateur peut s’en dire l’auteur sans choquer personne. Les termes de « poète » et d’« écrivain » n’existent pas. Enfin, l’auteur n’est pas celui qui tient la plume pour écrire : il engage pour cela un scribe et c’est un copiste qui recopie au propre le texte. Par conséquent, beaucoup de textes de l’Antiquité et du Moyen Âge sont anonymes.

L’autorité de la parole de l’auteur vient de l’approbation que lui donne une institution. Si une personne est reconnue comme inspirée par l’Eglise, elle sera autorisée à s’exprimer. Si elle est reconnue par son entourage seulement, elle ne recevra pas cette autorisation et pourra être condamnée pour hérésie.  

HdA 2nde – Cours du 20 novembre : Intervention de Juliette Gohet, danseuse

Les vidéos des ballets créés par Martha Graham qui vous ont été projeté aujourd’hui :

Voici aussi la bande-annonce du film de Win Wenders sur Pina Bausch, Pina (2011) :

Et celle du film Mr Gaga sur Ohan Narahin :

Merci encore à Juliette Gohet de ces belles découvertes !

Quelques retours d’élèves :

“Grâce à madame Gohet, ancienne danseuse et professeur de lettres aujourd’hui, nous avons découvert le monde de la danse avec ses différents chorégraphes, ses divers ballet. On ressent sa passion pour cet art qui est la danse. Son parcours est admirable, elle a pris le risque d’aller étudier à New York dans l’école de Martha Graham.” (Jules Ferrer)

“J’ai bien aimé son histoire, le fait qu’elle aille à New York. J’ai beaucoup aimé ce qu’elle dégage en parlant de la danse, nous voyons que c’est sa passion. Elle a fait l’école de Martha Graham à New York qui est une grande école de danse. Elle est restée 8 ans à New York pour danser.” (Clémence Lanaud)

“C’est un métier difficile ; il faut être passionné. On vit grâce aux spectacles. Au bout d’un certain temps, il faut changer de métier ou de catégorie (passer de danseur à chorégraphe par exemple).”

HA 2nde – Cours du 13 novembre : L’œuvre, de la commande à la réception

A propos du statut de l’artiste, nous avons appris qu’au début de l’art, les œuvres étaient essentiellement anonymes et les artistes étaient considérés comme des artisans.

A propos de la création artistique, quand une toile est commandée, c’est le commanditaire qui paie (les matériaux, l’artiste) et qui fixe le programme (les détails qui doivent figurer sur l’œuvre).

A propos du marché de l’art, les commanditaires sont surtout l’Eglise et le Roi et sa cour jusqu’au Moyen Age et des particuliers à partir de la Renaissance. Les commanditaires pouvaient refuser les peintures. Certains artistes pouvaient laisser leurs œuvres en gage (Vermeer) : ils étaient rarement riches.