Fr 1re – Cours du 3 novembre : Littérature d’idées : lectures cursives

4e de couverture : “Henri de Malassise et le baron de Biron, authentiques négociateurs de la paix de Saint-Germain, qui fut signée en 1570, sont aux prises avec deux gentilhommes huguenots. Les feintes, les manœuvres, les compromis auxquels ils recourent pour la possession de deux villes, Sancerre et Angoulême, constituent la matière de ce récit, beaucoup plus psychologique qu’historique. Une femme y paraît, assez énigmatiquement, noue une intrigue et disparaît lorsque le traité est conclu et que finit le livre. L’auteur s’est souvenu de diverses missions internationales qu’il a accomplies durant sa carrière. Souhaitant en tirer les leçons et la faire revivre, il a placé son expérience dans le cadre d’un traité historique. En fait, ce qu’il nous offre, c’est un «portrait du négociateur». Il montre ses finesses, ses roueries, ses astuces. Sous la prudence des personnages et la sobriété du récit, on entrevoit des passions immenses et féroces.”

4e de couverture : “« Le capitaine Alonso Lopez de Avila s’était emparé pendant la guerre d’une jeune Indienne […]. Elle avait promis à son mari craignant qu’on ne le tuât à la guerre de n’appartenir à aucun autre que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l’empêcher de quitter la vie plutôt que de se laisser flétrir par un autre homme ; c’est pourquoi on la livra aux chiens. »
Diego de Landa,
Relation des choses de Yucatan, 32

« J’écris ce livre pour essayer de faire en sorte qu’on n’oublie pas ce récit […]. À la question : comment se comporter à l’égard d’autrui ?, je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu’en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l’Amérique. En même temps, cette recherche éthique est une réflexion sur les signes, l’interprétation et la communication : car la sémiotique ne peut être pensée hors du rapport à l’autre. »

4e de couverture : “Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l’explorateur et les recherches du savant s’intègrent-elles et forment-elles l’expérience propre à l’ethnologue ? C’est à ces questions que l’auteur, philosophe et moraliste autant qu’ethnographe, s’est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l’Asie qu’à l’Amérique.”
4e de couverture : “En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu’il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?
Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l’aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepúlveda, fin lettré, rompu à l’art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l’esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l’écho retentit encore.”
4e de couverture : “La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance. Rouge Brésil raconte l’histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d’interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages – et d’abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d’Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d’avance, des guerres de religion. Fourmillant de portraits, de paysages, d’action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l’ironie voltairienne, prend la forme d’un roman d’éducation et d’amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l’homme et de la nature. D’un côté, la civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l’autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l’harmonie et du sacré, le permanent appel du bonheur… “
4e de couv : “Angola Janga, la “petite Angola”, fut le plus grand des quilombos brésiliens, ces villages fondés par des esclaves marrons. Plus connu sous le nom de Palmares, ce lieu de refuge, créé à la fin du XVIe siècle dans l’Etat du Pernambouc, fut pendant près de cent ans un véritable royaume africain indépendant en plein Brésil et rassembla jusqu’à 30 000 habitantes et habitants. Palmares a longtemps résisté aux attaques des Hollandais puis à celles des forces de la Couronne portugaise. Cible de la haine des colons, ce quilombo fut aussi un symbole de liberté pour les esclaves, jusqu’à sa chute à la fin du xvue siècle. Son chef le plus connu, Zumbi, est devenu une véritable légende et a inspiré la création du Jour de la conscience noire. Pendant onze ans, Marcelo D’Salete a mené des recherches afin de pouvoir raconter cette rébellion. Le résultat est un grand roman historique, le récit d’un moment décisif de l’histoire du Brésil et une épopée qui dévoile l’incroyable résistance de ces hommes et de ces femmes en révolte.”
4 de couv : “Le Brésil a été l’un des principaux pays pratiquant l’esclavage, jusqu’à son abrogation en 1888. En provenance d’Angola et du Mozambique, les esclaves étaient essentiellement affectés à l’exploitation de la canne à sucre ou des mines d’or, mais aussi pour les taches ménagères dans le cas des femmes. Certains esclaves se révoltaient, prenaient les armes et se réfugiaient dans la jungle pour créer des communautés appelées “quilombos”, ou ” cumbe “, où ils vivaient en autarcie. A travers quatre nouvelles, en parties inspirées d’événements historiques, le dessinateur brésilien Marcelo d’Salete raconte des histoires d’esclaves marrons au 17e siècle, des hommes, femmes et enfants confrontés à leurs tortionnaires et décidés à se libérer du joug de l’esclavage à tout prix. Dans la première histoire, intitulées Calunga, un jeune esclave tente de convaincre sa compagne de s’enfuir avec lui. Dans Sumidouro (Le puit), une femme est prise entre deux feux : violée par son maître et jalousée par la femme de celui-ci. Dans la nouvelle Cumbe, un groupe d’esclaves marrons fomente une rebellion. La dernière histoire, Malungo est consacrée à des quilombolas qui reviennent dans une plantation pour se venger d’exactions. Troisième livre d’un auteur au trait affirmé, Cumbe retrave avec poésie et sensibilité un pan de l’histoire du Brésil encore méconnu.”
4e de couv : “Cinq nouvelles composent L’oranger. Cinq récits qui vont des souvenirs et réflexions post mortem de Jerònimo de Aguilar, l’un des protagonistes de la conquête du Mexique, à la pérennité imaginaire de Christophe Colomb, survivant jusqu’à nos jours, en passant par les démêlés des fils d’Hernan Cortés, le siège de Numance par Scipion l’Africain et les mésaventures d’un acteur américain qui raconte comment il est mort de plaisir en compagnie de sept putains dans le golfe d’Acapulco. À ces récits, un fil conducteur, un symbole : l’oranger – arbre oriental dont les graines, semées tant en Europe qu’en Amérique, seront principe de fertilité, de métissage et d’essor d’un “Nouveau Monde”. Fruit rond comme le sein maternel, comme la terre que le navigateur-découvreur rêve de parcourir, comme les “cercles du temps”. Ce temps historique et personnel dont Carlos Fuentes n’aura cessé de dire, à travers toute son œuvre, la circularité, les rencontres surprenantes, les téléscopages pluridimensionnels. “
4e de couv : “À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être  ?
Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors.  Donnez-leur  le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire. Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi  ?
L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques. Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands  : des alliés.
De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.”
4e de couv : “Fripouille sympathique, don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu’on appelait encore les Indes au siècle d’or. Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l’Amazone, jusqu’à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l’Eldorado !”
4e de couverture : “Si Bougainville a donné son nom à un joli arbrisseau grimpant, il nous a également laissé un magnifique récit de son extraordinaire voyage autour du monde, offrant ainsi à l’Europe tout entière l’occasion de rêver et de découvrir Tahiti, sorte de paradis terrestre s’il en est. Et quoi de plus enivrant aujourd’hui que de revivre l’arrivée de l’équipage de Bougainville en Terre de Feu ou sur les plages ensoleillées de Tahiti ?”
4e de couverture : “Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d’exciter les désirs, de provoquer les hommes à l’amour. Elles s’offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d’un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot imagine une société en paix avec la nature, en accord avec elle-même. Mais l’arrivée des Européens avec leurs maladies physiques et surtout morales ne signifie-t-elle pas la fin de cette vie heureuse ? Entre l’information fournie par Bougainville et l’invention, Diderot fait dialoguer deux mondes, mais il fait surtout dialoguer l’Europe avec elle-même. Il nous force à nous interroger sur notre morale sexuelle, sur nos principes de vie, sur le colonialisme sous toutes ses formes. Il nous invite à rêver avec lui à un paradis d’amours impudiques et innocentes. La petite île polynésienne ne représente-t-elle pas la résistance à toutes les normalisations ?”
4e de couverture : “Zadig est vertueux, intelligent, séduisant et apprécié de tous. Il cherche le bonheur mais ne trouve sur sa route qu’injustices et barbarie. Les rencontres et les épreuves qui jalonnent son parcours lui permettront-elles de comprendre le sens de la destinée ? Si ce conte philosophique nous transporte en Orient, c’est bien la société française du XVIIIᵉ siècle qui est dépeinte par Voltaire. Une satire savoureuse à l’ironie mordante.”
4e de couverture : “En 1721 paraît anonymement un petit volume de lettres fictives, dans lequel des Persans visitant la France du début du XVIIIe siècle font part à leurs proches de leurs observations critiques.
Montesquieu, qui en est l’auteur, vient de créer le premier roman épistolaire à plusieurs voix. En donnant la parole à des Orientaux, il place les lecteurs d’Occident en position de spectateurs de leur propre société et leur permet ainsi de mieux en mesurer l’étrangeté. “

Fr 1re – Vacances : Actualités de Montaigne et de la découverte du Nouveau Monde

Une belle initiative d’un collègue : faire commenter une citation de Montaigne par ses élèves !!

http://i-voix.net/2020/10/montaigne-par-marie-victoire.html

Beaux Arts magazine consacre par ailleurs deux articles qui intéressent notre chapitre : l’un sur une oeuvre d’art contemporaine à propos des Indiens d’Amazonie et l’autre sur les vestiges des Conquistadores.

Fr 1res – Cours du 17 septembre : Introduction sur les sous-genres de l’argumentation

Voltaire a écrit Candide, qui est un conte philosophique (c’est un récit merveilleux, c’est-à-dire qui accepte la magie et le surnaturel, qui a pour but de faire réfléchir le lecteur). Il a aussi écrit Zadig, l’Ingénu (sur la découverte de l’Occident par un « indien ») ou encore Micromégas.

Montesquieu a écrit les Lettres persanes, qui est un roman épistolaire qui traite notamment de sujets religieux. Un roman épistolaire est un échange de lettres fictives. Les personnages principaux sont des Persans qui s’appellent Rica et Usbek. Ils découvrent la France et particulièrement Paris.

Rousseau a écrit l’Emile ou l’éducation, Discours sur l’origine de l’inégalité entre les hommes, Discours sur les sciences et les arts. Ce sont des discours pour les deux derniers et un essai ou un traité pour le premier.

Diderot a écrit Le Neveu de Rameau, qui est un dialogue philosophique. Il est à l’initiative de l’Encyclopédie avec D’Alembert, livre qui appartient au genre de l’encyclopédie. Il a aussi écrit le Supplément au Voyage de Bougainville, qui est un essai ou un récit à thèse.  

Les sous-genres de l’argumentation appartiennent à l’argumentation directe ou indirecte (via une histoire).