Hum 1re – Cours du 10 septembre : Exposés sur le renard et sur le diable, figures de manipulateur

Un exposé sur le personnage du renard par Marie Raoul-Jourde :

Un exposé sur le diable comme figure de manipulateur par Mélissa Aghilas :

Hum 1re – Cours du 10 septembre : Recension du Consentement de Vanessa Springora

Dans la continuité du cours, voici le lien vers ma recension de l’ouvrage de Vanessa Springora :

https://www.revue-etudes.com/article/vanessa-springora-le-consentement-22374

Une émission de radio présentant l’ouvrage et ses répercussions

Hum 1re – Cours du 10 septembre : Introduction du chapitre sur les Séductions de la parole

La figure du séducteur apparaît dans plusieurs personnages littéraires ou culturels.

La première, et la plus importante, figure est celle du diable, qu’on trouve dès la Genèse, déguisé en serpent (ex : Faust de Goethe, Miracle de Théophile de Rutebeuf).

La deuxième figure est celle, moins agressive, du renard, qui est un personnage rusé et malicieux, parvenant très souvent à ses fins (ex : Roman de Renart, la fable « Le Corbeau et le Renard »…).

La troisième figure est celle du séducteur de femmes comme Don Juan chez Molière, Mozart et Byron et dans Faust de Goethe.

La dernière figure est celle du vampire dans Dracula de Bram Stocker.

Toutes ont en commun de profiter d’un point faible chez l’autre pour le forcer à accepter un marché injuste en usant du langage mais aussi d’un ou plusieurs atouts (supériorité physique, sociale, économique, position d’autorité…). Le manipulateur se distingue par le fait qu’il n’a pas de véritable personnalité, qu’il ne peut vivre sans le regard admiratif de l’autre et qu’il utilise et détruit plusieurs personnes : il ne sait pas vivre autrement.

Fr 2nde – Cours du 10 janvier : Introduction au chapitre sur le roman et le récit du 18e au 21e siècle

Le roman est un genre littéraire qui apparaît au Moyen-Âge. Les premiers romans parlent de chevaliers qui accomplissent une quête. On parle de roman de chevalerie (ex : Chrétien de Troyes, Lancelot ou le chevalier à la charrette).

A la Renaissance, le roman connaît moins de succès et on préfère les nouvelles, un genre nouveau venu d’Italie. 

Le roman redevient à la mode au XVIIe siècle avec les romans précieux, qui sont construits sur plusieurs intrigues avec beaucoup de personnages. Ce sont des romans volumineux (1000 à 2000 pages). En parallèle, on commence à écrire des romans plus courts (ex : Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves).

Jusqu’au XIXe siècle, il est mal vu d’écrire des romans et on pense que c’est une littérature pour les femmes, qui peut être dangereuse. Mais de grands écrivains comme Balzac, Hugo, Flaubert permettent de reconsidérer le roman. Au XXe siècle, le roman connaît une crise : on ne veut plus raconter d’histoire comme avant et on privilégie parfois le flux de conscience (ex : James Joyce, Virginia Woolf). Aujourd’hui, c’est le récit de soi qui rencontre le plus grand succès.

Orientation – Les métiers de l’édition

Rencontre avec une maison d’édition

“La maison d’édition Albiana est composée :

  • D’un directeur éditorial
  • D’une directrice des activités et de la mise en page
  • D’un correcteur/correctrice
  • D’un illustrateur
  • D’un comptable
  • D’un imprimeur

L’éditeur reçoit les manuscrits. Soit l’auteur a envoyé un manuscrit cohérent et bien documenté et l’éditeur le met dans le système de fabrication ; soit l’auteur a oublié des éléments importants et c’est l’éditeur qui se documente pour combler les imperfections. Il améliore le livre.

Le profil :

  • Bac + 2 minimum (préférable : licence pro puis un master)

Les écoles :

  • Estienne à Paris (BTS)
  • ASFORED à Paris (BTS)

Le salaire :

Les directeurs d’édition peuvent toucher jusqu’à 5000€ par mois.

Les qualités recherchées :

Culture générale et littéraire, curiosité, ouverture sur l’actualité et les tendances, sociabilité. »

Anaïs Antona

 Synthèse de l’interview de Corinne Abensour : professeur des universités à l’université Sorbonne – Paris Nord (direction du Master d’édition) et directrice éditoriale aux éditions du Robert

“En quoi consiste le métier d’éditeur ?

Le métier d’éditeur a une partie de veille afin de comprendre quels livres auraient leur place sur le marché et une partie technique de production. C’est une partie d’échange avec les auteurs, de suivi des manuscrits et de préparation pour qu’ils deviennent des fichiers imprimables. Il faut choisir des images, travailler sur la couverture… Un éditeur travaille avec différents professionnels qui l’aident dans toutes ces tâches, depuis la conception jusqu’à la diffusion du livre.

Quel est le profil recherché ?

On recherche des étudiants de classes préparatoires ayant fait ensuite une licence de lettres/langues/sciences humaines et master d’édition. La plupart des éditeurs ont fait un Master d’édition avant d’être recrutés ; on devient éditeur/trice junior puis étriteur/trice senior, responsable d’édition puis directeur éditorial.

Combien de temps travaille un éditeur par semaine ?

Un éditeur travaille 35 heures par semaine (avec des heures supplémentaires), un directeur éditorial beaucoup plus. Un éditeur publie une grande variété de livres sur des thèmes divers. C’est un métier de création qui implique de l’engagement. ” 

Propos recueillis par Eva Jurkew.

Fr 1re – Travail d’élève : Comparaison des valets dans Don Juan et dans le Mariage de Figaro

“Sganarelle et Figaro (valets) sont des personnages qui utilisent la ruse, tout pour arriver à leurs fins. Ils sont tous deux serviteurs de leur maître mais se jouent d’eux pour le comique et propres intérêts. Figaro est plus impertinent que Sganarelle. Sganarelle est plus soumis que Figaro. Dans Dom Juan on remarque que Sganarelle n’existe que par son maître,Beaumarchais ne parle pas forcément de la vie de Figaro alors que dans le Mariage de Figaro, Figaro se marie, on parle de sa vie, il est le personnage principal de la pièce car la pièce raconte ce qui se passe le jour de ces noces. Le mariage de Figaro est centré sur lui ; le titre montre bien que les autres personnages seront présents seulement s’ils ont un rapport avec Figaro. Sganarelle résiste. Dom Juan ne paye pas Sganarelle pour qu’il reste. Sganarelle sert son maître mais à contre-coeur ; il est vraiment valet et sans rien de plus, il se tait et obéit à son maître alors que Figaro s’exprime davantage face à son maître (le Comte). Sganarelle n’a que les préoccupations de son maître, le sert et le satisfait et il ne contredit presque ou pas son maître alors que Figaro lui, a plus d’assurance et ne se prive pas de dire ce qu’il pense. Figaro et Sganarelle ont tout deux une relation maître-valet mais différemment ; on le voit dès le titre : Dom Juan ne mentionne pas Sganarelle alors que, dans le Mariage de Figaro, on cite directement Figaro. Sganarelle est plus effacé que Figaro. Dans le mariage de Figaro, Figaro, contrairement à Sganarelle, peut être seul sur scène ou à l’intérieure, cela peut être lui qui mène la conversation. Sganarelle ne dirige pas la scène, les deux personnages s’opposent dans les attitudes et fonctions : Sganarelle est vraiment le domestique, Figaro est aussi le valet mais prend ses distances.” (Melissa Aghilas)

HdA 2nde – Cours du 10 janvier : Le gothique international, entre Italie, duché de Bourgogne et Flandres au XVe s.

“La première image représente la carte d’Europe en 1400.

Le second tableau représente Charles VII, fils du roi fou Charles VI ; il a été peint par Jean Fouquet. On voit qu’il est habillé chaudement à cause de la petite ère glaciaire.

Le troisième tableau représente Agnès Sorel, maîtresse du roi. Ce tableau a été peint après son décès ; au deuxième plan, on aperçoit des anges, ce qui met en avant sa mort. Elle a le visage endormi et porte un enfant, ce qui peut rappeler sa grossesse au moment de sa mort. Elle a le front rasé, ce qui est la mode à l’époque.

La quatrième image représente le palais de Jacques Cœur à Bourges. Il utilise des cœurs (poignée de porte) et des coquilles Saint-Jacques en référence à son nom. Sa devise est « A vaillant cœur rien d’impossible ».  

La cinquième image représente la Visitation de Marie à Elisabeth, enceintes. Sur ce tableau, les personnages sont représentés en grand pour insister sur leur importance. Les détails sont plus petits. C’est une fresque de Giotto peinte à Assise.

La sixième image représente Marie en sculpture, actuellement à Amsterdam au Rijkmuseum. Elle est fabriquée en terre cuite ; Marie est triste suite à la mort de Jésus mais son visage en porte pas de larmes (Mater dolorosa).

La septième image est un tableau où le chancelier Rolin est représenté avec Marie et Jésus par Van Eyck. Marie porte une robe rouge et le chancelier prie en face d’elle. Il y a un espace entre eux qui montre qu’ils appartiennent à deux réalités différentes (divine et humaine). Au second plan, on aperçoit un paysage avec des actions (bateau sur un fleuve, personnages qui le regardent…). Ce tableau est au Louvre.

La huitième image ressemble à une maison de poupée car on dirait des grandes vitrines avec des personnes. Il s’agit d’un retable de Van Weyden qui représente des niches où se trouvent des saints. 

La neuvième image montre un hospice à Beaune (à côté de Lyon) avec une architecture du XVe siècle et d’inspiration flamande. C’est l’endroit où est conservé le retable de Van Weyden. ” (Thaïs Gérome)

Fr 2nde – Les focalisations dans le récit

Focalisation interne : au cinéma, caméra subjective et voix-off d’un personnage. Dans un texte, expression des sentiments, sensations et pensées d’un personnage (un seul).

Focalisation externe : au cinéma, caméra « normale ». Dans un texte, description des faits et portraits des personnages, compte-rendu des actions.

Focalisation zéro ou omnisciente : au cinéma, caméra « normale » et voix-off du narrateur. Dans un texte, passages du point de vue interne (de plusieurs personnages) à externe (faits, actions) avec informations sur le passé et le futur.

Fr 2nde – Cours du 19 décembre : Adaptions de Ruy Blas

Ecoute de l’ouverture de Ruy Blas de Felix Mendelssohn

Visionnage de la première moitié de la Folie des grandeurs de Gérard Oury

Suivi d’un travail sur la critique subjective d’une œuvre, qu’elle soit littéraire ou cinématographique :