Fr 1res – Critique subjective en littérature d’idées

Travail de Mle Agent sur Zadig de Voltaire

      ” Cette critique subjective porte sur Zadig de Voltaire. Ce conte philosophique orientaliste de Voltaire, écrivain du XVIII siècle et figure emblématique des Lumières, est paru pour la première fois en 1747 sous le nom de Memnon. Un an plus tard, en 1748, il est allongé de quelques chapitres et est publié sous le nom de Zadig. Même si Voltaire est principalement connu pour ses articles dans l’Encyclopédie où le Dictionnaire Philosophique, ce sont bien ses célèbres contes philosophiques comme Candide (1759), ou Zadig qui ont fait toute sa renommée. Le conte philosophique de Zadig est donc une critique de la société du XVIII siècle ainsi que de ses mœurs. Zadig, un homme aimé de tous part à la recherche de son propre bonheur mais son chemin est lourdement semé d’embûches. Ses différentes femmes ne sont pas fidèles, il est accusé de crimes qu’il n’a pas commis comme d’avoir volé les animaux royaux, doit fuir son pays et est séparé de la femme qu’il aime. Malgré les nombreuses difficultés qu’il rencontre, Zadig reste un homme généreux, courageux et va tout faire pour retrouver la femme dont il est éperdument amoureux. Cette œuvre est une véritable satire de la société du XVIII siècle et une leçon d’humilité. A travers ce récit, Voltaire partage sa réflexion sur la recherche du bonheur, le hasard et sur la destinée propre à chacun.  Zadig est un personnage très attachant car c’est un personnage très humain et très juste. Malgré les injustices qui pèsent sur lui il n’est pas rancunier, comme dans le chapitre 4 « On lui donna tous les biens de l’envieux qui l’avait injustement accusé, mais Zadig les rendit tous ». Le protagoniste ne veut qu’une chose dans sa vie : trouver le bonheur. Et même avec toutes les difficultés que sa destinée lui imposera sur son chemin, il a une grande noblesse d’âme. Celui-ci réagira toujours de la manière la plus juste et la plus droite. Au fil de la lecture, on a de plus en plus de compassion envers ce personnage vertueux car il ne mérite pas les évènements qui lui arrivent si injustement. On s’interroge alors sur la raison de cette injustice et on se demande aussi si le personnage pourra trouver le véritable bonheur.  Zadig, lui, pense que la vie n’est qu’une succession de hasard et que le bien n’est pas récompensé, mais l’ange qui lui apparait au chapitre 18, lui révèle que la Providence (le Destin) suit un ordre divin et non le hasard. L’auteur montre alors que tout arrive pour une raison précise, puisque toutes les épreuves que la Providence aura mis sur le chemin de Zadig, lui aura finalement servi à trouver sa vraie destinée.

On tire alors une morale de cette œuvre. Le bonheur est une chose accessible, et même si le chemin pour y arriver peut se trouver rempli d’épreuves à affronter, celles-ci serviront à forger la personne que nous sommes réellement.”

Et si vous voulez prolonger la lecture de Voltaire par un conte philosophique du 21e siècle :

“Mai 1946. Le philosophe français Jean-Baptiste Botul est appelé à Nueva Königsberg au Paraguay, auprès d’une communauté exilée vivant à la manière de Kant. Il est chargé de trancher un débat d’une importance capitale : quelle doit être leur vie sexuelle ? Délicate question. S’ils pratiquent, ne risquent-ils pas d’être infidèles à leur illustre modèle, connu pour sa chasteté ? Mais s’ils s’abstiennent, la survie de Nueva Königsberg sera de fait compromise…
Le jeune Sébastien s’est trouvé entraîné dans cette expédition, qui oscille pour lui entre canular et cauchemar jusqu’à sa rencontre avec Sofia, membre de la communauté. Partageant discussions, disputes et confidences, ils découvrent un monde nouveau.”

Onirik – Nueva Königsberg – Avis +