Fr 2nde – Cours du 30 avril : Rappels sur la versification

Nous nous retrouvons pour notre cinquième semaine de cours à distance ; la séance de la semaine porte sur l’introduction au chapitre sur la poésie.

* Vous aviez les exercices suivants à faire pour aujourd’hui :

1) Sur votre cahier d’exercice, recopier le poème p. 258 de votre manuel.  

2) Entourer ses rimes et répondre aux questions suivantes : a) sont-elles riches, pauvres ou suffisantes ? b) s’agit-il de rimes embrassées, croisées ou suivies ? c) s’agit-il d’octosyllabes, de décasyllabes ou d’alexandrins ?  d) le poème est-il isométrique ou hétérométrique ? d) où se place la coupe du vers, appelée césure dans un alexandrin ?

Voici le corrigé :

  1. Les rimes sont suffisantes pour « ose », « eil », « ace », « oir », « ure », « one », « esse » et riches pour « « prée », « eauté ».
  2. Elles sont suivies pour les deux premiers vers de chaque strophe : « rose »/ « déclose », « espace »/ « place », « mignonne »/ « fleuronne ». Elles sont embrassées pour les autres vers : « « soleil/vêprée/pourprée/pareil ». Le schéma rimique est le suivant : AABCCB DDEFFE GGHIIH.
  3. Ce sont des octosyllabes : « Mi 1/gnon 2/ne al 3/lons 4/voir 5/si 6/ la 7/rose 8 ».
  4. La coupe est mobile dans les octosyllabes, ce qui veut dire qu’elle peut tomber après la 4e syllabe mais aussi après le 3e, la 5e ou la 6e. Elle suit la plupart du temps la syntaxe de la phrase : elle tombe ainsi après la virgule dans la premier vers : « Mignonne,/ allons voir si la rose ».

Bravo à M. Lamy, M. Fayaud, Mle Malatesa-Conort et Mle Richet pour leur travail ! Vous obtenez tous 10/10. Ces notes ne seront pas comptabilisées au troisième trimestre mais elles apparaîtront dans votre bulletin comme notes « non significatives ».

* Voici le déroulé de la séance d’aujourd’hui :

1) Dans votre cahier de cours, à la suite de votre prise de note pour l’introduction sur l’histoire de la poésie, dessinez un encadré dans lequel vous notez le titre suivant : « Rappels sur la versification »

2) Recopiez ou imprimez et collez le cours suivant :

« Syllabes et coupes

Les vers sont composés de plusieurs syllabes ; on parle de syllabes et pas de pieds. Le e muet final ne se prononce pas et n’est pas compté ; le nombre de syllabes est généralement pair.

On observe le hiatus et la diérèse pour compter le nombre de syllabes.

Le vers se découpe : une césure le divise en 2 parties, non nécessaires égales ; elle est fixe pour l’alexandrin jusqu’au XIXe siècle. D’autres coupes s’ajoutent parfois, en fonction de la longueur du vers, et ne sont pas fixes.

La césure ne peut pas couper un mot ; elle ne doit pas non plus, normalement, dissocier un groupe de mots syntaxiquement solidaires.

Si le vers se termine avant la phrase, il y a rejet, contre-rejet ou enjambement, selon la longueur de la partie de la phrase placée dans le premier vers et dans le deuxième.

Les rimes

En langue classique, les verbes en -er riment avec les mots en -ère ; « fils » rime avec les mots en -i.

Les rimes sont placées selon différents schémas : plates ou suivies, embrassées, croisées.

Un poème peut être monorimé.

Les poètes de la Pléiade préconisent l’usage de l‘alternance des rimes masculines et féminines (par imitation de Pétrarque?) mais il n’est pas toujours suivi.

Les rimes peuvent être pauvres, suffisantes ou riches selon le nombre de sons voyelles mis à la rime.

Un poème peut être homométrique ou hétérométrique.

Les formes fixes

Jusqu’au XIXe siècle, le poème s’inscrit dans une forme fixe dont il respecte les règles : chanson ou tenson pour les troudabours et trobairitz, chant royal, rondeau ou ballade (entre autres) pour les poètes du Moyen Âge tardif, sonnet italien ou français, élégies et odes (entre autres) pour les poètes de la Renaissance, etc.

Ces formes fixes sont plus ou moins contraignantes : sur le plan métrique, elles obligent à adopter un certain type de strophe, un certain nombre de strophe, un certain type de vers, un certain schéma rimique, ou tout cela à la fois ; sur le plan du sens, elles peuvent obliger à opérer un renversement à une certaine strophe (sonnet, renversement à la volta, au début du 1er « tercet ») ou à poster une apostrophe dans la strophe finale (chant royal, chanson, apostrophe au début de l’envoi). Sur le plan stylistique, elles peuvent également contraindre à adopter un certain registre littéraire (lyrique, élégiaque, satirique, épique).

Il convient toujours de s’interroger sur la conformité du poème qu’on étudie avec les règles de la forme qu’il adopte : la liberté du poète commence par l’application habile des règles. »

3) Soulignez tous les mots que vous ne connaissez pas. Cherchez leur définition dans votre manuel ou sur internet (vous pouvez aussi regardez la vidéo suivante). A la suite de ce cours, notez ces mots et leur définition. Enfin, fermez votre encadré.

* Voici les exercices à faire pour jeudi prochain :

Ecrivez un poème sur le printemps.

Votre poème sera composé comme celui de Ronsard de la page 258 de votre manuel :

  • Il sera écrit en octosyllabes
  • Les rimes seront suivies pour les deux premiers vers de chaque strophe
  • Les rimes seront embrassées pour les quatre autres vers de chaque strophe
  • Chaque strophe comptera 6 vers (ce sont donc des sizains)
  • Il y aura 3 strophes en tout.

Envoyez-moi vos meilleures réalisations sur le post Insta « Ronsard » d’aujourd’hui !

Nous nous retrouvons pour notre cinquième semaine de cours à distance ; la séance de la semaine porte sur l’introduction au chapitre sur la poésie.

* Vous aviez les exercices suivants à faire pour aujourd’hui :

1) Sur votre cahier d’exercice, recopier le poème p. 258 de votre manuel.  

2) Entourer ses rimes et répondre aux questions suivantes : a) sont-elles riches, pauvres ou suffisantes ? b) s’agit-il de rimes embrassées, croisées ou suivies ? c) s’agit-il d’octosyllabes, de décasyllabes ou d’alexandrins ?  d) le poème est-il isométrique ou hétérométrique ? d) où se place la coupe du vers, appelée césure dans un alexandrin ?

Voici le corrigé :

  1. Les rimes sont suffisantes pour « ose », « eil », « ace », « oir », « ure », « one », « esse » et riches pour « « prée », « eauté ».
  2. Elles sont suivies pour les deux premiers vers de chaque strophe : « rose »/ « déclose », « espace »/ « place », « mignonne »/ « fleuronne ». Elles sont embrassées pour les autres vers : « « soleil/vêprée/pourprée/pareil ». Le schéma rimique est le suivant : AABCCB DDEFFE GGHIIH.
  3. Ce sont des octosyllabes : « Mi 1/gnon 2/ne al 3/lons 4/voir 5/si 6/ la 7/rose 8 ».
  4. La coupe est mobile dans les octosyllabes, ce qui veut dire qu’elle peut tomber après la 4e syllabe mais aussi après le 3e, la 5e ou la 6e. Elle suit la plupart du temps la syntaxe de la phrase : elle tombe ainsi après la virgule dans la premier vers : « Mignonne,/ allons voir si la rose ».

Bravo à M. Lamy, M. Fayaud, Mle Malatesa-Conort et Mle Richet pour leur travail ! Vous obtenez tous 10/10. Ces notes ne seront pas comptabilisées au troisième trimestre mais elles apparaîtront dans votre bulletin comme notes « non significatives ».

* Voici le déroulé de la séance d’aujourd’hui :

1) Dans votre cahier de cours, à la suite de votre prise de note pour l’introduction sur l’histoire de la poésie, dessinez un encadré dans lequel vous notez le titre suivant : « Rappels sur la versification »

2) Recopiez ou imprimez et collez le cours suivant :

« Syllabes et coupes

Les vers sont composés de plusieurs syllabes ; on parle de syllabes et pas de pieds. Le e muet final ne se prononce pas et n’est pas compté ; le nombre de syllabes est généralement pair.

On observe le hiatus et la diérèse pour compter le nombre de syllabes.

Le vers se découpe : une césure le divise en 2 parties, non nécessaires égales ; elle est fixe pour l’alexandrin jusqu’au XIXe siècle. D’autres coupes s’ajoutent parfois, en fonction de la longueur du vers, et ne sont pas fixes.

La césure ne peut pas couper un mot ; elle ne doit pas non plus, normalement, dissocier un groupe de mots syntaxiquement solidaires.

Si le vers se termine avant la phrase, il y a rejet, contre-rejet ou enjambement, selon la longueur de la partie de la phrase placée dans le premier vers et dans le deuxième.

Les rimes

En langue classique, les verbes en -er riment avec les mots en -ère ; « fils » rime avec les mots en -i.

Les rimes sont placées selon différents schémas : plates ou suivies, embrassées, croisées.

Un poème peut être monorimé.

Les poètes de la Pléiade préconisent l’usage de l‘alternance des rimes masculines et féminines (par imitation de Pétrarque?) mais il n’est pas toujours suivi.

Les rimes peuvent être pauvres, suffisantes ou riches selon le nombre de sons voyelles mis à la rime.

Un poème peut être homométrique ou hétérométrique.

Les formes fixes

Jusqu’au XIXe siècle, le poème s’inscrit dans une forme fixe dont il respecte les règles : chanson ou tenson pour les troudabours et trobairitz, chant royal, rondeau ou ballade (entre autres) pour les poètes du Moyen Âge tardif, sonnet italien ou français, élégies et odes (entre autres) pour les poètes de la Renaissance, etc.

Ces formes fixes sont plus ou moins contraignantes : sur le plan métrique, elles obligent à adopter un certain type de strophe, un certain nombre de strophe, un certain type de vers, un certain schéma rimique, ou tout cela à la fois ; sur le plan du sens, elles peuvent obliger à opérer un renversement à une certaine strophe (sonnet, renversement à la volta, au début du 1er « tercet ») ou à poster une apostrophe dans la strophe finale (chant royal, chanson, apostrophe au début de l’envoi). Sur le plan stylistique, elles peuvent également contraindre à adopter un certain registre littéraire (lyrique, élégiaque, satirique, épique).

Il convient toujours de s’interroger sur la conformité du poème qu’on étudie avec les règles de la forme qu’il adopte : la liberté du poète commence par l’application habile des règles. »

3) Soulignez tous les mots que vous ne connaissez pas. Cherchez leur définition dans votre manuel ou sur internet (vous pouvez aussi regardez la vidéo suivante). A la suite de ce cours, notez ces mots et leur définition. Enfin, fermez votre encadré.

* Voici les exercices à faire pour jeudi prochain :

Ecrivez un poème sur le printemps.

Votre poème sera composé comme celui de Ronsard de la page 258 de votre manuel :

  • Il sera écrit en octosyllabes
  • Les rimes seront suivies pour les deux premiers vers de chaque strophe
  • Les rimes seront embrassées pour les quatre autres vers de chaque strophe
  • Chaque strophe comptera 6 vers (ce sont donc des sizains)
  • Il y aura 3 strophes en tout.

Envoyez-moi vos meilleures réalisations sur le post Insta « Ronsard » d’aujourd’hui !