Fr 1res – Cours du 29 avril : Textes pour les oraux blancs de bac

Problématiques

Montaigne, Essais, “Des cannibales” : En quoi ce texte est-il polémique ?

Montaigne, Essais, “Des Coches”: Quels sont les enjeux de l’argumentation dans ce texte ?

Jean de Léry, Histoire d’un voyage… : En quoi ce texte est-il à visée morale ?

Molière, Malade imaginaire, I, 5 : En quoi réside le comique de ce passage ?

Molière, Malade imaginaire, II, 5 : En quoi cette scène propose-t-elle un éloge paradoxal ?

Molière, Malade imaginaire, III, 3 : En quoi cette scène est-elle agonistique ?

Feydeau, On purge bébé : En quoi cette scène d’exposition joue-t-elle sur les mots ?

La Fayette, La Princesse de Clèves, le bal : Qu’y a-t-il de “galant et de romanesque” dans cet élément perturbateur ?

La Fayette, La Princesse de Clèves, la séparation : En quoi ce dialogue final est-il argumentatif ?

Flaubert, Mme Bovary : Comment le personnage principal navigue-t-il entre réalité et illusion ?

Mauriac, Thérèse Desqueyroux : En quoi cet élément perturbateur joue-t-il de la parole et du silence ?

Fr 1res – Cours du 29 avril : Rappels sur la versification

Strophes :

2 vers => distique

3 vers => tercet

4 vers => quatrain

5 vers => quintil

6 vers => sizain

7 vers => septain

+ 7 vers => strophe de X vers

Vers :

8 syllabes => octosyllabe

10 syllabes => décasyllabe

12 syllabes => alexandrin (Roman d’Alexandre), dodécasyllabe

Rimes (schéma rimique) :

AABB => suivies, plates

ABAB => croisées

ABBA => embrassées

Formes fixes :

Sonnet : 2 quatrains et 2 tercets

Rondeau : couplets et 1 refrain (à la fin des couplets = 1 vers ou 2 vers)

Qualité de la rime :

Rime pauvre : 1 seul son voyelle qui revient

Rime suffisante : 2 sons voyelle ou consonne qui reviennent (ex : t + in)

Rime riche : 3 sons voyelle ou consonne qui reviennent (ex : s + oi + r)

Rythme :

Les coupes et les césures (hémistiches = partie de 6 syllabes dans un alexandrin) => 3 / 3 // 3 / 3 (/ = coupes mobiles ; // = césure fixe) => 4 sous-parties dans un alexandrin, tétramètre. Victor Hugo propose un trimètre : 4 / 4 / 4.

Synérèse et diérèse : lire des sons voyelles comme une syllabe ou 2 syllabes (ex : croassa : « oi » = synérèse, « o/a » = diérèse) ; le but est de maintenir le bon nombre de syllabes par vers (dans le cas de vers réguliers)

Sonorités :

Allitération (consonnes) et assonance (voyelles)

Fr 1res – Cours du 27 avril : Interview de Marine Radigois (Albin Michel)

  • Pouvez-vous nous retracer votre parcours étudiant ?

J’ai commencé par des études de philo que j’ai complétées par un master de commerce à la Sorbonne.

  • Quelles qualités faut-il pour exercer ce métier ?

Il faut présenter entre 50 et 60 livres à chaque rendez-vous : il faut donc un esprit de  synthèse, de l’organisation, de l’adaptation, de la patience.

  • Quels sont les différents métiers que l’on peut exercer en maison d’édition ?

Il y a trois pôles : éditorial ; de diffusion : marketing, communication ; et de commercialisation.

  • Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier ?

Le bon côté : l’indépendance ; le mauvais côté : la solitude.

  • Quels auteurs vous inspirent le plus ?

Spinoza, mais il ne fait pas partie des derniers titres présentés aux libraires…

En littérature américaine : The Nickel boys (prix Pulitzer 2020), qui parle de la ségrégation raciale aux Etats-Unis dans les années 60 et qui a très bien marché car il était déjà attendu par les libraires.

  • A quoi ressemble une de vos journées type ?

C’est métier assez répétitif : on arrive avec le bon de commande et le book (couvertures des livres) qu’on présente aux libraires ; on remplit avec lui, le bon de commande avec le nombre d’exemplaires souhaités (1, 5, 10). On passe la commande de chez soi. Je vois 3 clients en moyenne par jour voire 5 si c’est un quartier dense en librairies (ex : 6e arrondissement de Paris).

  • Y a-t-il une différence dans le contact avec les bloggeurs et avec les médias ?

Il n’y a pas de différence de traitement ; les bloggeurs sont un canal de diffusion nouveau qui est traité depuis seulement 2-3 ans. On crée maintenant des événements pour eux, comme une réunion spéciale pour présenter les livres, ce qu’on ne faisait pas avant. En jeunesse, les bloggeurs et bloggeuses sont plus prescripteurs qu’en littérature même si les ventes se font plutôt en ligne (Eyzil, Carlito).

  • Avez-vous une anecdote à nous raconter sur votre métier ?

Lors d’une signature en librairie, Amélie Nothomb, qui aime beaucoup le champagne, a payé un verre à (presque) tout le monde.  

  • Aimez-vous votre métier ?

J’adore ; c’est le métier que je n’aurais pas imaginé faire mais que j’ai toujours voulu faire.

  • Quelle est ta librairie préférée ?

L’écume des pages dans le 6e arrondissement de Paris ; la librairie de la Garenne Colombes de Nathalie Eyris.

  • Qui est ton libraire préféré ?

Loïc, le directeur de la librairie L’écume des pages.

  • Combien de livres par semaine lisez-vous ?

3, liés au travail (sauf pendant les vacances).

  • Quand un livre ne vous plaît pas, allez-vous au bout de l’histoire ?

Oui, par respect pour l’auteur !

Fr 1res – Cours du 8 avril : Conclusion du chapitre sur le roman et exposé sur Mauriac

François Mauriac

Exposé sur François Mauriac présenté par Benjamin Plant et Alexis Vaissière :

Conclusion – Que nous apprennent les œuvres étudiées sur le rapport à la morale de la société ?

Dans les 3 œuvres que nous avions étudiées, on note que les personnages féminins ont un rapport différent à la morale de la société.

La Princesse de Clèves nous montre l’importance d’une société avec une morale imposée à l’individu. Au fur et à mesure du roman, les personnages intériorisent la norme sociale : la Princesse veut garder sa vertu, c’est-à-dire sa réputation à la Cour, ce qui implique de ne pas céder au duc de Nemours, de rester fidèle au Prince de Clèves.

Madame Bovary n’accepte pas la morale de son temps : elle est tentée par le suicide car elle préfère échapper à la société, même par la mort, que s’y adapter. Il y a une tentative de suicide au milieu du livre lorsqu’elle reçoit la lettre de rupture de Rodolphe et un suicide à la fin du roman.

Thérèse Desqueyroux rejette aussi la morale de son temps parce qu’elle n’aime le mari qu’on lui a donné et qu’elle veut briser ce lien pour s’en échapper. Elle en vient à la solution criminelle de tenter d’empoisonner son mari.

Nos personnages de femmes ont toutes des comportements différents par rapport à la morale de leur temps : la Princesse de Clèves l’accepte mais se retire du monde, Madame Bovary finit par se suicider et Thérèse Desqueyroux refuse cette morale en allant vers le crime puis l’auto-destruction mais il finit par gagner sa liberté et par se réconcilier avec le monde.

Fr 1res – Cours du 1er avril : Thérèse Desqueyroux

  1. Plan de l’explication de texte
    1. Comment Thérèse voudrait que son mari se comporte (début => « ne pensons jamais »)
    aEspoir de Thérèse (=> voit)
    – plus-que-parfait “avoir réduit”
    – connotations négatives pour désigner Bernard => blâme
    bDoute sur la réalisation de son souhait (Au vrai => jamais)
    – question rhétorique
    – champ lexical de la réflexion (préméditées)
  2. Préparation intérieure du discours de Thérèse (« Elle allait dire » => « jamais été »)
    aProposition sur sa disparition (elle allait dire => nomades)
    – subordonnée conjonctive circonstancielle qui énonce une condition au départ de Thérèse
    – la personnification des ténèbres
    bThérèse envisage son futur (Je consens => jamais été)
    – répétition du “je” qui insiste sur sa décision subjective
    – champ lexical de l’oubli avec gradation et asyndète (pas de connecteurs logiques, NB : est souvent utilisé avec la parataxe, c’est-à-dire l’utilisation des signes de ponctuation comme virgules, points-virgules)
  3. L’agressivité de Bernard (« Et déjà » (…) fin)
    aPrière adressée à Bernard (« Et déjà (…) s’est retourné »)
    – conjonction de coordination “et” qui donne une impression de soudaineté, d’inattendu
    – la parataxe avec point virgule et deux points marque une libération, une prise de décision, et un passage à l’acte
    b Réponse négative et colérique de Bernard (« Du fond » (…) fin)
    – présent d’énonciation qui nous accéder aux pensées de Bernard
    – insistance sur le caractère “irrévocable” des décisions de Bernard qui confirment le blâme qui avait été fait de lui auparavant

Fr 1res – Cours du 25 mars : De Madame Bovary à Thérèse Desqueyroux

Voici les extraits vidéos que nous avons essayé de visionner ensemble :

II. Parcours de lecture : Individu, morale, société

  1. Explication de texte : Gustave Flaubert, Madame Bovary

Résumé de l’œuvre : prise de notes [ré-écoute sur le podcast]

Plan du texte : 1) Deux premiers paragraphes de récit sur les souvenirs d’Emma et son risque de suicide 2) Un dernier passage de dialogue de retour à la réalité avec le mari qui ne comprend pas et la bonne qui devine

  1. La tentation du suicide
  1. 1er paragraphe : remémoration de l’histoire d’amour avec Rodolphe

Oxymore : « ricanements de colère » => réaction nerveuse

Analepse, énumération, parallélisme syntaxique, pronoms qui réfère au couple, imparfait de l’indicatif avec aspect duratif et valeur de répétition : « elle le revoyait, elle l’entendait, elle l’entourait de ses deux bras » => remémoration entêtante, avec répétition du souvenir

CL de la violence : battements, frappaient, grands coups de bélier, accéléraient, croulât (tremblement de terre)

  • 2e paragraphe : la confusion mentale d’Emma et un vertige dangereux

Personnification : « rayon lumineux (…) tirait (…) le poids de son corps » => impression d’une emprise  presque surnaturelle sur Emma, dont le corps est réifié/chosifié (=le poids de son corps)

Comparaison : « à la manière d’un vaisseau qui tangue », comparaison entre le bateau dans la tempête et les sols de la place et du plancher => impression de mal de mer, de vertige ressenti par Emma

  1. Retour à la réalité

Discours direct, phrases exclamatives : « Ma femme, ma femme » => retour à la réalité d’Emma grâce à la voix de son mari

Parataxe (utilisation de virgules, points-virgules, deux points explicatifs) : « L’idée qu’elle (….) servie » => les événements s’enchaînent sans lien causal, sans logique

Fr 1re – De Reign (Netflix) et à La Princesse de Clèves

Si vous voulez confronter votre connaissance de la scène du bal dans La Princesse de Clèves avec ce qu’en fait Netflix dans le pilote de la Série Reign, vous constaterez, notamment, un problème de lieu : la rencontre entre Mary Stuart et François II ne s’est pas faite au bord de la mer mais… au château de Saint-Germain-en-Laye (cocorico) !!! Diane de Poitiers était plus âgée qu’elle n’apparaît dans la série ; et le mariage entre Mary Stuart et François II a été célébré dans la salle des Caryatides du palais du Louvre.

Sont néanmoins bien retranscrites les relations galantes, même si elles sont, dans la série, réactualisées selon les codes d’aujourd’hui.

A vous de trouver les autres incohérences historiques et culturelles !!! Pour vous aider, vous pouvez consulter l’excellente et indépassable biographie de Mary Stuart par Stefan Zweig, particulièrement ses deux premiers chapitres.

Et en bonus, une Tchat Story qui fait fortement penser à La Princesse et à sa mère :